Il Ne Suffit Pas De Pondre, Il Faut Chanter!

Par Carol Frachon, BusinessLifeSuccess

 

C’est un mythe de croire que le talent est toujours récompensé, les qualités reconnues et les bonnes idées couronnées. Aujourd’hui en plus du “savoir faire” il faut du “faire savoir”. Pour chaque heure de travail il faut passer au moins 10 minutes à en parler. Comme les poules: Pondez et chantez! Sinon personne ne saura que vous avez fait un œuf.

Vous avez sans doute remarqué, dans le travail, que certains parlent beaucoup et font peu. Ces bavards vont même jusqu’à s’approprier habilement vos résultats. Vous ressentez une injustice: Votre travail fait sans  lever le nez, comme une fourmi, n’est pas récompensé, alors qu’une cigale récolte tous les hommages. Et bien ne vous plaignez pas car c’est de votre faute à vous!

Si vous ne faites pas savoir chaque jour que vous avez atteint vos objectifs, ne le sachant pas vos supérieurs vous mettront la pression car depuis leur fenêtre ils ne voient rien sortir. De votre côté, vous qui avez travaillé à cent cinquante pour cent, vous êtes frustré et vous repartez travailler de plus belle pensant que c’est deux cent pour cent qu’on attend de vous!

Mais il y a encore pire dans le fait de bien travailler dans son coin. La frustration de voir les paresseux bavards vous passer devant. Ceux là travaillent à cinquante pour cent et passent le reste du temps à faire savoir à tout le monde qu’ils sont les champions de la place. Et on leur donne la promotion que VOUS méritez!

Allons il est temps de considérez que parler de soi n’est pas un acte de vanité ni un abaissement à l’autosatisfaction proclamée, c’est une conséquence de l’encombrement concurrentiel. Si vous achetez un produit plutôt qu’un autre c’est parce que son fabricant à fait de la publicité. Alors si vous voulez que l’on vous reconnaisse plutôt qu’un autre faites vous de la publicité.

Vous ne savez pas faire? Ah oui c’est vrai on ne nous apprends pas ça à l’école. On y apprends même le contraire.
Pourtant c’est simple. Utilisez les mêmes principes que la publicité:

A/ Choisissez votre cible. Disons les dix personnes de l’entreprise qui sont susceptibles de favoriser votre désirs d’avancement, de reconnaissance ou d’augmentation selon que vous marchez au pouvoir, à la gloire ou à l’argent

B/ définissez leurs attentes. Autrement dit ce qu’ils voudraient vous voir faire. “Comment” ils le voudraient très précisément. Et ne croyez pas que votre définition de job soit suffisante. Demandez leurs de vous dire ce qui leur fera penser et surtout dire que vous êtes leur meilleur élément. Exactement comme font les entreprises quand elles questionnent leurs clients en leur faisant rêver et décrire leur produit idéal.

C/ Faites votre travail mais gardez du temps pour faire votre communication et considérez que ça fait absolument parti de votre job.

D/ Préparez votre message publicitaire. Utilisez les mêmes mots qu’auront utilisés vos patrons pour exprimer leur souhaits. Signez de votre marque car il faut capitaliser sur votre nom. Chaque message viendra contribuer à construire votre image.

E/ Préparez votre plan de communication: Le quand et le comment. Vous pouvez faire une note ou un mail, ou prendre la parole dans la bonne réunion peu importe.

F/ Vous pouvez aussi faire des relations publiques en utilisant des relais comme des tierces personnes. D’ailleurs c’est à charge de revanche que d’autres feront des compliments sur vous. C’est pourquoi vous devez amorcer la pompe en commençant, vous d’abord, à encenser les autres. Et oui c’est comme ça que ça marche!

G/ Répétez l’opération fréquemment car, les publicitaires le savent, ça ne rentre pas du premier coup. Il aura fallu une bonne répétition de messages sur différents média pour vous faire acheter un nouveau produit. Et ça continue pour que vous ré-achetiez. Pour vous dans votre entreprise c’est la même chose.

Au total ceux qui hier pensaient que vous ne faites pas grand chose commenceront à savoir très exactement ce que vous faites et au lieu de vous mettre la pression, à vous qui vous la mettiez déjà bien trop, vous recevrez des compliments qui tout au contraire vous enlèveront cette pression.
Un changement complet. Fini les frustrations, fini les autres qui passent devant, fini le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur. On sait ce que vous faites, on reconnaît votre travail, vous vous sentez plus en confiance, vous parlez plus librement avec votre hiérarchie, votre parcours avance à la vitesse que vous voulez.

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Mesurez l’influence de vos 7 Conseillers Intérieurs.

Test Créé par Carol Frachon et Patrice Capitant.

Mesurez l’influence que vos 7 Conseillers Intérieurs exercent sur vous. Recevez le résultat en graphique avec commentaires adaptés.

Ce test fait suite à l’article “Nos 7 Conseillers Intérieurs” paru précédemment qu’il est conseillé de lire avant de répondre au questionnaire.

L’exercice est sans prétention mais il a deux objectifs:
D’abord il voudrait nous faire réaliser que ce que nous croyons être des dialogues intérieurs avec nous-même, n’en sont pas; En réalité ce sont des dialogues entre nous et nos 7 conseillers intérieurs qui habitent notre cerveau. Dissocier les deux protagonistes de ces discussions apporte de la clarté à nos décisions, premier objectif.

Ensuite ce test permet de mesurer l’influence qu’exercent sur nous chacun de nos 7 conseillers. De fait ils sont très utiles s’ils font leur travail avec modération, sans excès ni exagération. Mais ils ont chacun leurs propre personalité et pour pourvoir les utiliser au mieux,  il faut connaître leur niveau d’influence respective.

Après avoir répondu à 35 questions vous recevrez un graphique qui montre le niveau d’influence de chacun de vos 7 conseillers et quelques commentaires spécifiques à votre configuration.

En tant que coachs, nous avons conçu ce test qui mesure l’influence de ce comité afin d’apporter de la clarté dans nos prises de décisions personnelles et professionnelles. Nous nous intéressons peu au passé pour expliquer l’influence de notre petite équipe de conseillers, c’est le domaine des psychologues; Ce qui nous intéresse c’est d’aider nos clients à mieux gérer leurs dialogues intérieurs et nous pensons que ceci est une bonne première étape.

Alors si vous êtes prêt à faire le test cliquez ici.     http://businesslifesuccess.com/7ci.php

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Nos 7 Conseillers Intérieurs

Par Carol Frachon et Patrice Capitant, BusinessLifeSuccess.

Vous le savez bien, car cela vous arrive souvent, lorsque vous êtes en conversation avec vous même, vous entendez des petites voix conseillères vous murmurer à l’oreille, surtout quand il s’agit de prendre une décision ou tout simplement quand vous pensez à votre vie. Vous vous surprenez même à parler à voix haute comme votre grand-mère!
Ces petites voix vous disent de faire attention, elle vous conseillent la prudence, elle vont même jusqu’à vous interdire de vous lancer dans une aventure.
Nous entendons tous ces voix.

J’ai voulu en savoir plus, alors je me suis fait faire un scanner ultra sophistiqué, et je peux vous dire qui sont ces voix: Ce sont des petits nains qui habitent dans une région inexplorée de notre cerveau. Et ils sont 7, bien sûr!
Ils vivent ensemble tout affairés et sont à leur affaire de toutes nos affaires! Ils écoutent, regardent et sentent notre monde au moyen de nos propres sens qu’ils utilisent comme si tout ça leur appartenait. Ils discutent et s’agitent comme une petite équipe chargée de notre bon fonctionnement car, vous ne le savez pas, ils sont en charge de notre sécurité et ils prennent leur travail très au sérieux!

Leurs intentions sont excellentes, chacun a sa spécialité et tous veulent nous protéger.
Alors il viennent selon le cas et leur domaine nous parler dans l’oreille. Et c’est cela que vous entendez.
Oui oui, absolument!

Cependant, malgré la bonté de leurs motivations, les choses ne se passent pas toujours très bien. Parfois certains conseillers prennent trop d’importance et si l’on n’y prend pas garde, leurs avis peuvent nous faire oublier qui nous sommes et ce dont nous sommes capables.
Si vous entendez: “Ne dis pas ça, il le sait déjà” ou bien “Ne t’engage pas avec cette personne, elle te laissera tomber” ou encore “Ne fais pas ça, ça ne peut pas marcher” et si vous suivez tout ces avertissements, vous risquez d’être mené par vos conseillers et vous ne prendrez plus aucun risque, vous en ferez de moins en moins et vous perdrez toute confiance en vous même.

Pour bien vivre avec son équipe de conseillers sans vivre entièrement d’après leurs vues, il faut bien les connaître car ils ont tous leur style. Par exemple si l’un a tendance à tout exagérer, il ne faut en prendre que la moitié ou si un autre parle peu, il le fait toujours à bon escient et celui là il faut l’entendre. Chaque personne a sa propre équipe de Conseillers intérieurs et aucune ne se ressemble. Ainsi en connaissant mieux le profil de vos conseillers vous pourrez mieux les utiliser.

En attendant que vous ayez un bon coach pour vous aider à découvrir ce petit monde et savoir comment les utiliser au mieux, je vous donne ici une courte description de chacun et surtout comment les reconnaître quand ils vous parlent.

Nos 7 Conseillers Intérieurs.

Sousestimus veut limiter les risques de rejets que vous pourriez avoir. Alors il vous souffle:
“Ces gens sont plus intelligents que toi”
“Ne te fais pas d’illusions, tu n’es pas son type”
“ton idée n’est pas bonne, gardes la pour toi, ils ne t’écouteront même pas”

Docteur veut vous éviter tout échec physique car sa spécialité c’est votre bonne santé. Alors il vous souffle:
“C’est trop dur, tu n’y arrivera pas”,
“C’est dangereux, tu va te casser quelque chose”

Timid veut vous éviter toute rebuffade sociale ou professionnelle. Votre confiance en vous et votre aspect physique sont sa préoccupation. Alors il vous souffle:
“Tu peux pas y aller, tu n’as rien à te mettre”
“Tout le monde va te regarder et se moquer de toi”

Sensible veut vous éviter les chocs émotionnels. Son ambition c’est la platitude de votre électrocardiogramme. Alors il vous souffle:
“Ne t’engage pas avec cette personne, elle te laissera tomber”
“Va pas voir ce film d’horreur, tu va faire des cauchemars”
“Ne prends pas de chien, on s’attache et ils meurent”
“Ne retournes pas la bas, il  y a trop de mauvais souvenirs”

Monsieur Parfait veut que vous soyez au dessus de la critique en tout ce que vous faites. Alors il vous souffle:
“Mieux vaut s’abstenir que de mal faire”
“N’arrêtes pas ce n’est pas encore parfait”
“Tu ne peux pas prendre de décision tu n’as pas assez d’informations”

Alarmus veut que vous soyez prêt au pire et il scrute les nuages dans le ciel bleu de vos projets. Alors il vous souffle:
“Attention ça risque”
“Développe un plan B si ton plan A ne marche pas”

Trobon veut vous éviter les conflits et toujours faire plaisir aux autres en priorité. Alors il vous souffle:
“Occupes toi de l’autre d’abord, c’est le plus important”
“Allez laisses-les passer sinon ça  va être des bagarres”
“Dis oui maintenant on verra après”

Sousestimus, Docteur, Timid, Sensible, Monsieur Parfait, Alarmus et Trobon! Voila donc l’équipe de conseillers qui veulent notre bien mais qui peuvent nous paralyser s’ils prennent trop d’importance. Par exemple si Mr Doc est super développé vous allez rester chez vous de peur d’avoir un accident. Mais si inversement Mr Doc est presque inactif vous serez un cascadeur casse cou. L’utilité maximale de nos conseillers tient à leur influence maîtrisée… et maîtrisée par vous même.

Si vous voulez connaître votre équipe de protecteurs, savoir lesquels sont trop ou insuffisamment actifs, dites le moi et je vous ferai parvenir un questionnaire qui vous permettra de les mesurer. Ensuite ce sera votre projet personnel d’avoir une petite conversation avec… avec qui au fait?

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Voeux pour 2012 avec l’aide de Sénèque.

Par Don Carol.

Plutôt que de formuler des voeux garantis sans résultat, n’ayant pas de pouvoirs magiques,  je vous livre à la place, quelques phrases écrites il y a 2000 ans par Sénèque le jeune. (Extraits de: De la brièveté de la vie).

” L’existence est courte, non telle qu’on la mesure, mais telle que nous l’avons faite ; nous ne sommes pas pauvres de jours, mais prodigues.
De notre vie, hélas! la plus grande partie est celle où nous vivons le moins.
Prenons un vieillard au hasard pour lui dire : « Te voici arrivé à la dernière période de la vie humaine ; cent ans pèsent sur ta tête : Voyons, rappelle ton passé, fais-lui rendre compte. Dis ce que t’en a dérobé un créancier, une maîtresse, un plaideur, un client, tes querelles conjugales, l’ordre à maintenir parmi tes gens, tes courses officieuses par la ville. Ajoute les maladies qui furent ton ouvrage, et tout le temps que tu laissas stérile, tu te verras plus pauvre d’années que tu n’en supputes. Repasse en ta mémoire combien de fois tu as été arrêté dans tes projets; combien de jours ont eu l’emploi que tu leur destinais; quel usage tu as fait de ton être; quelle œuvre dans un si long espace a été par toi menée à fin ; combien les vaines douleurs, les folles joies, les avides calculs, les conversations décevantes ont absorbé de tes moments: Vois le peu qui t’est resté de ton lot; tu reconnaîtras que tu meurs trop jeune.”

D’où vient donc tout le mal, ô hommes? Vous vivez comme si vous deviez toujours vivre ; jamais il ne vous souvient de votre fragilité. Loin de mesurer la longueur du temps écoulé, vous le laissez perdre comme s’il coulait à pleins bords d’une source intarissable ; et peut-être ce jour que vous sacrifiez à tel homme ou à telle affaire est le dernier de vos jours. Vous craignez tout, comme de chétifs mortels ; et comme des dieux vous voulez tout avoir. Rien de si ordinaire que d’entendre dire : « A cinquante ans je quitterai tout pour la retraite ; à soixante ans je prendrai congé des emplois. » Et qui donc te garantit que tu dépasseras ce terme? Qui permettra que les choses aillent comme tu les arranges? N’as-tu pas honte de ne te réserver que les restes de ton existence, et de destiner à la raison le seul temps qui ne soit bon à rien?

Ainsi, parce qu’un homme a des cheveux blancs et des rides, ne va pas croire qu’il ait vécu longtemps; il n’a pas longtemps vécu, mais longtemps duré. Qu’il est tard de commencer sa vie à l’époque où elle doit finir!
Il faut donc combattre la rapidité du temps par la promptitude à en user!”

Alors vivez 2012 comme la dernière!
Don Carol

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L’Université Buissonière de Steve Jobs.

Par Don Carol.

Je referme le livre sur la vie de Steve Jobs écrite par Walter Issacson  en me demandant quelles sont les clefs de son succès de grand entrepreneur. Et bien il y en a beaucoup!

A part le fait que les universités n’ont pas eu l’occasion de tuer sa créativité qu’il attribue à sa consommation de LSD et de musique, son succès tient en résumé  à deux passions qui cohabitent rarement dans un même cerveau, l’Art et la Technologie. Auxquelles il faut ajouter plusieurs talents et une ribambelle d’excellents défauts.
On n’a pas fini d’analyser le personnage mais j’espère que nous n’allons pas mettre tout cela en recette de leadership training – Voir l’article précédent “Le Leadership Training, Ca Suffit!”.

Steve Jobs était un vrai entrepreneur: Visionnaire, créateur, emmerdeur, obsessionnel, pressé, perfectionniste et hypersensible. Il courrait le plus vite possible pour rattraper ses visions, enrôlait les meilleurs professionnels pour assurer la réussite de ses projets, tuait ceux qui n’allaient pas dans le même sens que lui, prenait seul, et en une seconde, des décisions que la plupart des entreprises de la taille d’Apple mettent des mois à pondre, jetait parfois à la poubelle des projets très avancés pour focaliser ses équipes sur le seul projet qu’il pensait gagnant, négociait offensivement, alternant agitation passionnée et silences (avec son fameux regard quasi hypnotique) allant même jusqu’à taper du pied et pleurer au milieu de ses réunions. Enfin l’argent pour lui a toujours été un moyen et une conséquence de la réussite de l’innovation, jamais l’argent n’a été un but.
C’etait donc une personnalité . Et vous le savez, la personnalité se trouve en version 1.0 dans l’ADN. Ensuite c’est à chacun de se former, et de s’éduquer soi-même pour passer à la version 2.0 et suivantes.

Steve Jobs avait le talent de visionnaire. Cela veut dire qu’il “voyait” ce qu’il fallait faire comme si la photo des produits étaient sous les yeux. Ses collaborateurs ne pouvaient voir ces produits qu’à travers lui. Il était donc bien obligé, comme tout leader impatient qui se respecte, d’imposer la réalisation exacte des images qui le hantaient, de s’assurer que leur construction soit fidèle à son plan, quitte à contrôler chacun pas à pas, voir à se débarrasser de ceux qui se mettaient, eux aussi, à avoir des visions, car on ne peut pas être deux à tenir le pinceau. En langue Franco-socialo-catholico-marxiste ce sont les pêchés capitaux du patronat.  Mais en langue business cela s’appelle créer des produits, des emplois et développer les talents de ceux qui ne sont pas des leaders.

Et demandez donc à ces gens là si l’expérience de travailler pour un grand leader tyrannique comme Steve Jobs, n’a pas été le sommet de leur existence professionnelle! Cet homme a su développer leurs talents. C’est aussi leur réussite à eux. Comme quoi, réussir sa vie professionnelle c’est faire “ce pour quoi” on est fait. Ce n’est pas tenter de suivre la mode du leadership en pensant que c’est la seule noblesse possible dans le travail.

Notre enseignement français, bien plus généraliste que l’enseignement américain, fait merveille jusqu’à un certain point. Il répond bien à notre esprit paysan et bricoleur inventif en ouvrant toutes les cases. Ce qui lui manque c’est de précéder son temps, et d’enchaîner à la formation générale un programme de découverte des talents. Il y a dans certaines universités américaines une classe parallèle qui dure 6 mois et qui permet de cerner d’assez près les diverses voies dans lesquelles chaque étudiant a le plus de chance de se faire plaisir en travaillant. Et comme les erreurs d’orientation existent, il reste toujours la possibilité de retourner plus tard apprendre autre chose car les universités sont ouvertes à tous les âges.

Alors quelques suggestions sarcastico-humorisiques pour une formation complémentaire adaptée à son temps qui viendrait apporter aux talents de chacun les outils qui lui seront nécessaires:

- Au préalable il serait souhaitable de fumer un peu dans sa jeunesse pour libérer les cellules et développer les connections créatives. Cette condition qui a merveilleusement réussit à Steve Jobs semble être déjà assez bien appliquée partout. On devrait voir arriver sur le marché du travail une armée de créatifs !
- Pour la branche qui souhaite se spécialiser dans le commerce, un stage de dealer, dans une grande capitale, donnera une solide base de négociateur et de manager sans peur ni états d’âme.
- Pour ceux qui se destineraient à la politique, il serait bon de suivre des formations spécialisées pour “Apprendre à mentir en regardant droit dans les yeux”, “Faire des promesses que l’on sait que l’on ne tiendra pas”, “Semer la division par des insinuations habiles”.
- Pour ceux qui se destineraient aux carrières juridiques, il faudrait pratiquer plus particulièrement deux sports : le slalom, pour passer entre les lois et l’art martial de la menace en souriant largement.
- Une carrière dans l’administration sera mieux préparée en évitant soigneusement tout contact avec les entreprises privées qui gagnent l’argent qu’ils dépensent:: ils risqueraient d’avoir des remords en travaillant peu pendant 25 heures avec salaire garanti et avantages associes.
- Pour le secteur bancaire, aucune formation ne sera nécessaire à part une sélection parmi les plus frileux en prêts et les plus filous en placements.
- Pour tous ceux que les média audio-visuels intéressent et qui possèdent des QI élevés, il sera préférable de se diriger vers d’autre branches car ils ne sauront pas produire de bons reality shows.
- N’oublions pas d’apprendre le chinois, ce serait dommage de ne pas pouvoir parler avec la première puissance mondiale.

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Le Leadership Training, ça Suffit!

Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess.

Les grandes entreprises évaluent leurs cadres au stéthoscope pour analyser leurs profils à 90°, 180° ou 360° avant de les envoyer à des séminaires apprendre comment devenir “un leader en 5 jours”, se faire botoxer un peu de leadership dans le caractère, appliquer la méthode du docteur PHD, leur faire lire le témoignage d’un grand manager qui a gagné son premier milliard à trente ans. Bref on leur fait manger, boire et respirer du leadership. C’est la sauce ketchup des entreprises, on en met partout et sur tout le monde, car on perpétue l’erreur de nos systèmes d’enseignements.

La généralisation du leadership training m’énerve.
Un leader est une personne qui a la capacité de rassembler et motiver un groupe pour réaliser un projet. Cela implique, à mon sens, au moins deux talents: Vision et charisme.
En fait il y a trois catégories de talents: Ceux qui ne peuvent pas être améliorés, quelle que soit la méthode, comme l’intelligence ou la créativité; Ceux qui sont difficilement améliorables et enfin ceux qui sont facilement éducables, comme par exemple parler en public ou avoir confiance en soi. Les instituts de formation qui vendent des séminaire ou des logiciels pour améliorer le QI de leurs clients sont des imposteurs qui bénéficient du large marché de ceux qui manquent cruellement d’intelligence. Tout comme je ne crois pas qu’une formation puisse améliorer l’intelligence ou la créativité, je ne crois pas que l’on puisse enseigner le leadership. La vision n’est pas donnée à tout le monde et le charisme encore moins.

La valorisation du training au leadership en plus est perverse parce qu’elle dévalorise les autres positions et parce que ceux dont la vraie vocation est d’être de fantastiques seconds seront incités à jouer un rôle qui ne leur convient pas et finiront frustrés.
Comme promouvoir un excellent technicien à une position de manager en le faisant passer aux rayons X du leadership training est contre productif: On perd un technicien hors pair, on frustre ceux qu’il dirige car il lui manque vision, charisme, et les indispensables qualités que doit avoir un leader de notre ère électronique et globale. Je vous renvoie ici au livre de Jeanne C. Meister & Karie Willyerd “The 2020 workplace” que vous trouverez résumé sur ce blog.

Les séminaires de leadership m’énervent aussi parce qu’on y raconte des salades genre “leadership partagé” alors que rien n’est moins partagé que le leadership. Regardez les Bill Gates ou Steve Jobs et dites-moi où ils sont participatifs! Ce sont des despotes éclairés et des micro-managers  et c’est justement pour ça qu’ils sont formidables. Ils inventent et ils imposent.

Herman Hesse n’aimait pas les professeurs car, selon lui, ils invitent à imiter les grands hommes, louant leur courage à contester les valeurs du moment, mais saquent immédiatement tout élève qui fait mine de s’émanciper. Ces professeurs ne sont pour la plupart eux mêmes jamais sortis de l’école et ne comprennent rien au monde extérieur. Ils sont surtout bons à créer des professeurs. Aujourd’hui les grands hommes qu’ils proposent à l’admiration des étudiants comme Bill Gates ou Steve Jobs sont deux fameux “drop out”: Bill a quitté harvard au bout d’un semestre et Steve a quitté  Reed Collège après trois mois.  Au passage je trouve encore plus ridicule les universités qui leur offrent des MBA voir des PHD honorifiques sous prétexte qu’ils sont devenus les grands entrepreneurs que l’on connaît. Oublient elles que ces hommes ont réalisé leurs talents parce qu’ils ont échappé à leurs recettes? C’est de la récupération qui ne trompe personne car le paradoxe est bien là:  On ne forme pas des leaders, on les déforme s’ils ne parviennent pas à s’échapper. Parlons plutôt de manager que de leader car les premiers gèrent l’existant alors que les autres développent l’innovation.

D’ailleurs je trouve incompréhensible l’enseignement. On commence d’abord par faire de la sélection à l’âge où les étudiants ne savent pas ce qu’ils aiment, ensuite on les case dans le programme comme des sardines et roulez! Tous les ministères de l’enseignement que j’ai connu ont toujours décidé tout ce que le pays devait apprendre comme les ministères de l’agriculture ont dit aux paysans ce qu’ils devaient planter. Le résultat c’est les étudiants à la rue et les pommes de terre sur l’autoroute. Pas étonnant que l’on ait des problèmes de circulation du savoir.

La révolution du système éducatif qui est nécessaires doit partir de l’étudiant lui même en recherchant ses talents plutôt qu’en les étouffant. Alors on pourra lui proposer ce qui l’aidera à les réaliser pleinement. Quand va-t-on commencer à comprendre que nous produisons de plus en plus de pommes de terre, pardons je voulais dire de diplômés, qui ne trouvent pas de job et qu’à force de tuer les talents on produit des clones.
Notre intelligence est diverse, chacun a son truc. C’est lui qu’il faut trouver et développer. Si mon nez est excellent, l’apprentissage des langues ne l’amélioreront pas et le monde perdra un parfumeur, si mes oreilles sont excellentes, l’apprentissage des mathématiques ne les aideront pas et le monde perdra un Mozart, si ma coordination est excellente, l’apprentissage de l’histoire ne feront pas de moi une médaille olympique. etc. Au lieu de quoi on administre le programme à tous selon l’âge qui détermine ce que l’on doit apprendre! Et surtout ne vous présentez plus à l’université si vous avez 35 ans. On n’est pas aux états unis!

Et pour conclure, le pire: L’assassinat de la créativité. L’école nous met dans la tête que si l’on se trompe, c’est un zéro écrit en rouge avec un point d’exclamation à faire signer des parents. L’enseignement tel qu’il fonctionne nous inculque la peur de se tromper qui nous empêchera tout au long de notre de vie d’essayer et d’oser. A coté de ça on vous dira que les entreprises aujourd’hui doivent innover pour survivre! Allez comprendre!

Heureusement il y a aujourd’hui un moyen efficace de s’administrer la formation que l’on veut, quand on veut et sur le sujet de son choix. Merci Internet qui nous sauve d’un enseignement périmé .

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Jeu de Go Sur La Comète Terre.

Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess.

Voila! Maintenant on ne peut plus en douter, l’imprévisibilité des évènements qui se succèdent sur notre monde a pris le pas sur le prévisible.

Certes l’imprévisibilité dans le monde a toujours existé mais les champs d’interactions étaient plus restreints et plus cloisonnés et le temps prenait son temps. L’avenir était  plus facile à appréhender du moins pour ce qui est des domaines où l’homme a une certaine influence. La nouveauté est dans le fait que l’on ne peut  pas plus prévoir les bouleversements politiques, économiques ou sociaux que les séismes géologiques quant à nos experts financiers ils ne sont pas plus exacts dans leurs oracles que nos météorologues. Pour eux aussi la complexité globale a mis le monde hors de portée des prévisions.

Si la faculté de prévoir nous échappe c’est une conséquence de la globalisation laquelle est une conséquence des nouvelles technologies de communications, pour ne citer qu’une cause parmi d’autres. Le globe terrestre est aujourd’hui un grand jeu de dominos et comme on dit banalement, le vol d’un papillon d’un coté de la planète peut provoquer un tsunami de l’autre.  Les progrès scientifiques nous ont permis pendant quelques décennies de réduire l’incertitude mais voilà que le chaos redevient illisible.  On dit qu’un grand joueur d’échec peut prévoir jusqu’à sept coups d’avance alors qu’il y a 400 possibilités de mouvements. En comparaison, le jeu de GO en a 32000 de plus. En somme on est passé du jeu d’échec au jeu de Go.

Le jeu de Go est comme la météo: il y a tant de facteurs que la prévision locale est difficile; Le jeu d’échecs est comme l’économie: on peut prévoir ou plutôt on pouvait prévoir quelques coups d’avance en se basant sur la règle de “Cause à effet”.  La nouveauté c’est la disparition de cette règle car les causes se sont multipliées au point que l’on ne peut plus prédire l’effet.  La globalisation rapproche l’économie de la météorologie en ce sens qu’elle multiplie les causes. Le moindre produit ou service est un assemblage qui résulte du travail de plusieurs pays, la moindre idée impacte un nombre toujours croissant d’individus tous reliés entre eux par les média interactifs.

Pourtant, l’homme a viscéralement besoin de connaitre l’avenir au point qu’il veut encore croire que le monde reste prévisible. Alors il écoute les experts. Mais comme tout le monde tape sur son clavier et s’auto-publie, obligatoirement il y en a toujours un qui avait prévu ce qui vient d’arriver, ce qui entretien l’idée que le monde est prévisible c’est pourquoi il y a encore des experts et des voyantes!

Restent les études prospectives. Une prévision de l’avenir en analysant les signaux faibles du présent à la lumière de l’histoire … Mais l’histoire peut elle encore éclairer les signaux faibles que les fins limiers des cabinets d’études extraient de notre confusion de signaux?  On dit toujours que l’histoire se répète mais ne serait-ce pas par habitude? Car rien ne prouve que l’histoire qui s’est déroulée à une certaine vitesse puisse suivre le même modèle dans notre temps accéléré. Même les calculs de tendances basés sur le passé immédiat, en prolongeant les évènements, deviennent aléatoires. Et une prévision qui aurait pu être exacte, en se propageant  via les réseaux, entraine des réactions instantanées qui modifient le réel et l’objet même de la prévision. La seule chose dont on puisse être certain est le présent, en admettant qu’on le comprenne, mais on ne peut parler de prospective raccourcie à la journée.

L’expression “Faire des plans sur la comète” tire l’absurdité de son sens de l’antagonisme entre la durée théoriquement étendue d’un plan et la durée de vie limitée d’une comète. Notre bonne vieille terre semble être devenue une comète… Et un jeu de go!

Alors, à quoi bon faire des plans? A quoi bon construire solide? A quoi bon préserver l’avenir de la nature? A quoi bon faire des investissements à long terme? A quoi bon attendre de se faire plaisir? Puisque l’on n’est plus sûr de rien. C’est un nouveau mode de vie qui s’est instauré sur la Comète Terre: Réagir plutôt que décider, chacun pour soi et tout de suite. La planification a fait place à l’improvisation, le sens communautaire a subit le big bang de l’individualisme.

Il faut reconnaitre que si l’on regarde une entreprise aujourd’hui, plus de la moitié des problèmes à résoudre durant l’année ne pouvaient en aucun cas être prévus lors de la mise en place du plan annuel. Quant à la vie personnelle c’est la même chose: Comment prévoir les années futures si l’on ne sait pas dans quel état sera la société où l’on vit, l’entreprise où l’on travaille quelle sera la source de nos revenus et les impacts que peuvent avoir ces évènements sur nos familles.

Alors quoi? Que faire face à l’augmentation de l’imprévisibilité? A ce point je vous sens un peu déprimés mais cela ne va pas s’arranger si je vous dis que la question n’aura pas de réponse ici car c’est une question sans réponse, comme il existe des problèmes mathématiques insolubles. C’est une question angoissante de plus qui s’ajoute à la liste de celles qui nous hantent depuis la nuit des temps comme l’inconnu après la mort ou l’infinité de l’univers. Mais on peut tout de même y réfléchir car on ne peut pas vivre en dérivant sur un océan d’incertitudes, il nous faut des ancrages.

Quels sont alors les points solides qui à défaut de visibilité nous assurent une relative sécurité à laquelle s’adosser pour s’occuper de gérer ce que nous envoie non plus le destin mais le hasard? Gérard Mermet, sociologue et philosophe, ajoute à sa signature cette phrase: “L’avenir n’est pas à prévoir il est à inventer”.  Il y aurait donc un début de réponse à la question “Que faire si l’on ne peut prévoir?” … Ce serait Inventer et Créer.

L’homme des cavernes vivait dans une nature hostile et imprévisible. Pour survivre il devait être aux aguets, les sens en alerte, l’adrénaline prête à pulser dans ses veines l’énergie nécessaire à la réaction adaptée. Ce sont les qualités fondamentales de la survivance. Les rats et les cafards qui traversent les millénaires sont des machines parfaitement inventives et adaptables. Que les entrepreneurs me pardonnent la comparaison mais ce sont exactement ces qualités qui leur permettent de s’adapter pour faire passer leur vision en utilisant leurs propres outils perceptifs et les ressources de leur environnement.

Ce n’est que bien plus tard quand les villes ont commencé à apparaitre il y a environ 5000 ans que la seconde condition de l’inventivité est advenue: la multiplication des idées différentes devenue adjacentes. Peut être que ces temps de crise que nous vivons aujourd’hui reconstituent l’hostilité naturelle de l’environnement de nos ancêtres et que la proximité digitale que constituent les réseaux sociaux est la nouvelle forme d’urbanisation qui favorise l’inventivité.

Cette nouvelle nécessité d’adaptation pourrait être le déclencheur d’une toute nouvelle attitude. Une attitude qui commence par cesser de penser que rien ne peut changer, que rien n’est de ma faute, que c’est le travail du saint gouvernement, que c’est à l’autre de commencer; Ou encore cesser de penser à partir de ce que me l’on me dit à la télévision ou ailleurs, que ce qui est imprimé est vrai et que les experts savent mieux que moi. Et paradoxalement aussi cesser de penser que seule ma vision est la bonne, que dieu est de mon coté, que j’ai raison. Pour ouvrir les champs des possibles et envisager le changement comme une norme, l’immobilité comme une exception, ma responsabilité comme une nécessité, l’échec comme une conséquence du risque et condition du succès, le partenariat comme la clef des influences sur le cours des choses, et la condition d’une visibilité accrue.

Car seul le passé est écrit, le reste est l’affaire des entrepreneurs. C’est sur eux surtout qu’il faut compter depuis que la terre est devenue une planète. C’est eux qui doivent être aux commandes et pas seulement dans les PME, dans les gouvernements surtout!

 

 

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