Sunset Cabernet Sauvignon

Sunset Cabernet Sauvignon

My only god is the Sun. Without it, nothing would exist—no lush forests, no shimmering oceans, no late-harvest grapes ripening into deep, velvety Cabernet Sauvignon. It’s the Sun that kisses the vines, swelling the berries with sugar and gifting them the warmth they need for the slow alchemy of wine.

But let’s imagine, just for a moment, that the Sun were to vanish, snuffed out like a candle in a sudden cosmic gust.

First, darkness would fall instantly. Within minutes, Earth would be swallowed by an abyss of night. The sky, stripped of its master, would become a black mirror, with only distant stars casting their cold, indifferent glow.

Then would come the cold. A creeping, merciless cold, seeping into everything. Temperatures would plunge—at first, like an early winter, then like an ice age crashing down overnight. Within days, rivers would freeze into glass sculptures, and within a year, the oceans would harden into vast sheets of ice. Beneath that frozen shell, perhaps a whisper of life would linger, hiding in the depths, a final echo of what once was.

Without sunlight, trees would stand frozen in silent agony. Meadows would turn to barren wastelands. No more flowers, no more fruit, no more wine. The vineyards would collapse, forsaken by their solar god.

Don Carol

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Coucher de Soleil et Cabernet Sauvignon

Mon seul dieu est le Soleil. Sans lui, rien n’existerait. Ni les forêts luxuriantes, ni les océans scintillants, ni les vendanges tardives qui donnent au Cabernet Sauvignon sa robe pourpre et ses arômes profonds. C’est lui qui caresse la vigne, gonfle les baies de sucre et leur offre cette chaleur nécessaire à la lente alchimie du vin.

Mais imaginons un instant qu’il s’éteigne, qu’il disparaisse soudainement du ciel comme la flamme d’une bougie soufflée par un vent cosmique.

D’abord, la nuit tomberait brutalement. En quelques minutes, la Terre serait plongée dans une obscurité abyssale. Le ciel, privé de son astre maître, deviendrait un miroir noir où seules les étoiles lointaines jetteraient encore quelques lueurs froides.

Puis viendrait le froid. Un froid insidieux, rampant, qui s’infiltrerait partout. Les températures chuteraient inexorablement, d’abord comme un hiver précoce, puis comme une ère glaciaire instantanée. En quelques jours, les rivières se figeraient en sculptures de cristal, et en un an, la surface des océans se transformerait en banquise éternelle. Sous cette carapace de glace, peut-être qu’un peu de vie subsisterait, à l’abri des profondeurs, comme un dernier murmure du passé.

Sans lumière, les arbres se figeraient dans une agonie silencieuse, les prairies deviendraient des déserts figés. Plus de fleurs, plus de fruits, plus de vin. Les vignes s’effondreraient, privées de leur dieu solaire.

Alors, si le Soleil est le seul vrai dieu, ma seule religion est d’honorer chaque jour sa lumière tant qu’elle brille. Mon rituel est simple : un verre de Cabernet Sauvignon à la main, je regarde l’astre rougeoyant plonger derrière l’horizon, peignant le ciel de pourpre et d’or. Puis, quand l’ombre s’étire et que la nuit reprend ses droits, je me tourne vers les braises dans la cheminée. Derniers fragments de Soleil sur Terre, elles crépitent doucement, rappelant que tant qu’il y a du feu, il y an encore un peu de lumière.

Don Carol avec l’aide de son Chat

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Education Magique

Certains parents sont des prestidigitateurs. Ils font des tours à leurs enfants et leurs maisons sont des théâtres magiques.  

Il y a d’abord le “frigo magique”: il suffit à leurs chers petits de tous âges de l’ouvrir et de se servir d’un Coca ou d’une bière. Le lendemain ils peuvent l’ouvrir à nouveau et retrouver au même rayon leur boisson préférée. Et ainsi chaque jour, comme par enchantement, le frigo se remplit. C’est magique et c’est normal. 



Même chose pour le “panier magique”. Il leur suffit de jeter leur linge sale dedans et aussitôt il se retrouve, lavé et repassé,dans l’armoire.



Les tours de passe-passe continuent avec les placards de la cuisine qui se remplissent tout seuls, les petits déjeuners qui vous attendent le matin sur la table, l’aspirateur magique qui range la chambre et même le “compte en banque magique” qui se réapprovisionne tous les mois d’argent de poche. 



Ces parents-là font vivre leurs enfants dans un univers étoilé, rose et irréel. 


Comment pourraient-ils voir le monde autrement si tout arrive par enchantement? On s’étonne de voir certains jeunes s’enfermer dans leur chambre et jouer sur leur console toute la journée. On peut les comprendre car dehors il n’y a pas de magie. Rien n’est donné. Il faut demander mais ça ne vient pas automatiquement. Plus tard ils chercheront un travail miraculeux, sur ordinateur de préférence, un truc comme de la cryptomonnaie, quelque chose qui tient du miracle.



Ces jeunes-là ont une atrophie du triceps ( voir le sujet plus bas dans ce blog ) . 


A qui la faute?


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English



Magical Education.



Some parents are magicians. They play tricks on their children and their homes are magical theaters.  


First there is the “Magic Fridge”: their little ones of all ages just need to open it and help themselves to a Coke or a beer. The next day they can open it again and find their favorite drink in the same place. And so on every day, as if by magic, the fridge fills up. It’s magical and it’s normal. 



Same thing for the “Magic Basket”. All they have to do is throw their dirty laundry in and it immediately ends up, washed and ironed, in the cupboard.



And there is more:  the kitchen cupboards fill themselves, the breakfasts await in the morning on the table, the magic vacuum cleaner cleans the room and even the “magic bank account” replenishes pocket money every month. 



These parents make their children live in a starry, pink and unreal universe. 


How could their progeniture see the world differently if everything happens by magic? We are surprised to see some young people lock themselves in their room and play on their console all day. We can understand them because there is no magic outside. Nothing is given. They have to ask but it doesn’t come automatically. Later they will look for a miraculous job, preferably on a computer, something like cryptocurrency, something close to a miracle.



These young people have triceps atrophy (see the subject further down in this blog). 


Whose fault is it?


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L’Accélération des Changements.

C’est fou comme un pays peut changer rapidement.

Il y a 25 ans, les Américains pouvaient encore être appelés “LES” Américains comme s’ils étaient tous unis par une meme culture. Une population diversifiée bien sûr mais qui vivait ensemble plutôt bien. Un peuple quoi. 

Aujourd’hui, en seulement une generation, c’est l’explosion. 

On le sait les américains sont binaire: c’est Oui ou Non, Blanc ou Noir, il n’y a pas de gris. Ce trait a contribué à leur succès en facilitant leurs prises de décisions. Mais aujourd’hui le Oui et le Non coexistent et s’opposent. La polarisation est partout: la crispation augmente entre blancs et noirs, riches et pauvres, jeunes et vieux, même hommes et femmes se défient les uns des autres et surtout démocrates et républicains se détestent et ne coopèrent plus. Le dialogue est devenu impossible. 

Ce phénomène n’est pas seulement américain. La France évolue de même façon. On ne se reconnaît plus. C’est comme si les individus avaient cessé de mouliner les informations qu’ils reçoivent pour les avaler sans mâcher. La pensée critique est endormie et l’information (ou la propagande) passe directement à la case mémoire sans passer par la case réflexion.  Ils ont abandonné aux médias et surtout aux médias sociaux le soin de penser pour eux. Il est remarquable de voir des gens très éduqués crispés sur des positions que l’on n’imaginerait pas qu’ils puissent tenir, imperméables à la contradiction, les oreilles complètement bouchées. 

Il y a 25 ans le marketing pouvait nous faire choisir un yaourt plutôt qu’un autre. Aujourd’hui le marketing politique nous fait voter pour un candidat plutôt qu’un autre. Autrefois il créait des messages qui s’adressaient à de larges pans de la population. Aujourd’hui il s’adresse à chaque individu avec un message spécifique à son profil psychologique aspiré sur les réseaux sociaux qui connaissent toutes nos préférences et rédigé par une IA de plus en plus habile. Du coup un homme politique pour être élu ne peut pas tenir un discours unique car il doit multiplier les promesses par autant d’électrices et d’électeurs qu’il tente de rallier. Comme toutes ces promesses sont incompatibles, il utilise les médias sociaux qui permettent de promettre tout à l’un et son contraire à l’autre sans que personne ne le sache.

Il résulte de ce changement un grand cahot. Une méfiance et de la colère partout. 

Même après avoir suivi une grosse cure d’optimisme, «Anne ma soeur Anne je ne vois point de solution qui poudroie à l’horizon». 

Attachez vos ceintures les enfants, car il va y avoir un peu de turbulences. 

Mais ces moments-là ne sont-ils pas ceux qui justement créent de l’unité ?

DonCarol

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The Acceleration of Changes

It’s crazy how quickly a country can change.

25 years ago Americans could still be called “THE” Americans as if they were all united by the same culture. A diverse population, of course, but who lived together quite well.

Today, in just one generation, there has been an explosion.

We know that Americans are binary: it’s Yes or No, White or Black, there is no gray. This trait contributed to their success by making their decisions easier and faster. But today the Yes and the No coexist and oppose each other. Polarization is everywhere: tension is increasing between whites and blacks, rich and poor, and young and old, and even men and women mistrust each other, and above all Democrats and Republicans despise each other and no longer cooperate. Dialogue has become impossible.

This phenomenon is not only American. France is evolving in the same direction. We no longer recognize each other. It is as if individuals had stopped processing the information they receive and swallowing it without chewing. Critical thinking is numbed and information (or propaganda) goes directly to the memory without going through a processing phase. They have abandoned critical thinking to the media especially social media who are now thinking for them. It is remarkable to see highly educated people stuck in opinions that one would not imagine they could have, totally deaf to contradiction, keeping their ears completely blocked.

25 years ago marketing could make us choose one yogurt over another. Today political marketing makes us vote for one candidate over another. In the past marketing created messages that addressed large sections of the population. Today it is targeting each individual with a message specific to their psychological profile pumped from social networks with all of its preferences and written by an increasingly skillful AI. As a result, to be elected, a politician cannot anymore give a single speech because he must multiply the promises by as many voters as he is trying to rally. As all these promises are  incompatible, he uses social media which allows him to promise everything to one and the opposite to another without anyone knowing.

This change results in a big bump. Distrust and anger everywhere.

Even after following a major course of optimism, “Anne, my sister Anne, I don’t see any solution on the horizon.”

Hang in there kids, there’s going to be a bit of turbulence. But isn’t it in those moments that unity grows?

DonCarol

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The Cyclops and the others.

An “expat” is anyone who has lived part of their life in a foreign country. This experience substantially modifies those who have experienced it. It develops a sort of second memory which records the differences observed between the country of origin and the host country. The language of course but also the way of life, social rules, food, culture etc.

It is by being surprised by all these differences that a second vision of the world develops in those who have become “expats”, like a second eye. If you want like a second eye that would have grown on a cyclops. So to simplify, I would say that those who have always stayed in their country only see things with one eye like a Cyclops, while expats have two eyes.

There is nothing derogatory even if the image could be, but the difference is significant to the point that both can feel uncomfortable being together. And it is not surprising to see that affinities are greater between expats even once they return to their country. They understand each other better because they know that there are several ways of seeing things, of doing things, there is not just one truth. The expat who returns to his country no longer completely recognizes his friends who themselves find him changed. 

And yes Ulysses who traveled had a lot of trouble with the Cyclops!

French version

Les cyclopes et les autres. 

On appelle « expat » toute personne ayant habité une partie de sa vie dans un pays étranger. Cette expérience modifie substantiellement ceux qui l’ont vécue. Elle développe une sorte de seconde mémoire qui enregistre les différences observées entre le pays d’origine et le pays d’accueil. La langue bien sûr mais également le mode de vie, les règles sociales, la nourriture, la culture etc. 

C’est en s’étonnant de toutes ces différences que se développe une seconde vision du monde chez ceux qui sont devenus « expats », comme un deuxième œil. Si vous voulez comme un deuxième œil qui aurait poussé à un cyclope. Alors pour simplifier, je dirais que ceux qui sont toujours restés dans leur pays ne voient les choses que d’un œil comme un cyclope, alors que les expats ont deux yeux. 

Il n’y a rien de désobligeant même si l’image pourrait l’être, mais la différence est importante au point que les uns et les autres peuvent éprouver un inconfort à être ensemble. Et il n’est pas étonnant de voir que les affinités sont plus grandes entre expats même une fois rentrés dans leur pays. On se comprend mieux car on sait qu’il y a plusieurs façons de voir les choses, de faire les choses, il n’y a pas qu’une vérité. L’expat qui revient dans son pays ne reconnaît plus tout à fait ses amis qui eux-même le trouvent changé.
Et oui Ulysse qui a voyagé a eu bien du mal avec le cyclope ! 

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Muscular Atrophy In Millennials

There is a very underdeveloped muscle among millennials, it is the triceps. This muscle directs arm extension, a movement used when giving something to someone. It is the opposite muscle of the biceps which is used to grip. A movement you make when you receive something.

So why do millennials have more developed biceps than triceps? Well quite simply because they received a lot. By receiving a lot from their early childhood to sometimes at very advanced age, their arms more often make the movement of pulling towards themselves causing development of the biceps. And naturally, being little asked to give, their triceps did not develop.

How could this phenomenon affect several generations? The question is to ask the parents. Because they are the ones who especially thought about giving without asking. We are not talking here about feeding, clothing or educating, we are talking about contributing. Allow children to understand that they too can give back within their means in order to develop their sense of sharing. Very curiously, the parents of these generations, which has not yet lacked anything, never stop giving without expecting or asking for a return. They therefore developed “Receiving” cells in their children’s brains and created an atrophy of “Giving” cells.

It’s not their fault. Millennials don’t even think about giving, it’s not part of their habits, there is no selfishness there. Only autism towards the other. Even thanking is not often part of their vocabulary.

Receiving, on the other hand, is normal. There is sometimes even impatience or annoyance if they do not receive what they think is due to them.

Today, employers who remember their own job interviews are surprised to see a millennial candidate very clearly state their requirements and decline an offer because one of their boxes is not checked. Or to resign after a short period on the grounds that the company does not provide them enough.

And what about impatience to inherit?

Indulging too much has consequences.

Don Carol

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Atrophie musculaire des Milleniums

Il y a un muscle très peu développé chez les milleniums, c’est le triceps. Ce muscle dirige l’extension du bras, un mouvement que l’on utilise lorsque l’on donne quelque chose à quelqu’un. C’est le muscle inverse du biceps qui, lui, sert à prendre. Un mouvement que l’on fait lorsque l’on reçoit quelque chose.

Alors pourquoi les milleniums ont-ils un biceps plus développé que le triceps? Et bien tout simplement parce qu’ils ont beaucoup reçu. A force de beaucoup recevoir depuis leur tendre enfance jusqu’à un âge parfois très avancé, leurs bras font plus souvent le mouvement de tirer à soi provoquant un développement des biceps. Et naturellement, étant peu sollicités à donner, leurs triceps ne se sont pas développés. 

Comment ce phénomène a-t-il pu affecter toute une génération? La question est à poser aux parents. Car ce sont eux qui ont surtout pensé à donner sans demander. On ne parle pas ici de nourrir, d’habiller ou d’éduquer, on parle de contribuer. Permettre aux enfants de comprendre qu’eux aussi peuvent rendre dans la mesure de leurs moyens afin de développer leur sens du partage. Très curieusement les parents de cette génération, qui n’a pourtant manqué de rien, ne cessent de donner sans attendre ni demander de retour. Ils ont donc développé dans le cerveau de leurs enfants les cellules du “Recevoir” et créé une atrophie de celles du “Donner”.

Ce n’est pas leur faute. Les milléniums ne pensent même pas à donner, cela ne fait pas partie de leurs habitudes, il n’y a là aucun égoïsme. Seulement un autisme envers l’autre. Même remercier ne fait pas souvent partie de leur vocabulaire. 

Recevoir en revanche est normal. Il y a même parfois de l’impatience ou de l’agacement s’ils ne reçoivent pas ce qu’ils pensent leur être dû.

Aujourd’hui les employeurs qui se souviennent de leur propres entretiens d’embauche sont étonnés de voir un candidat millénium poser très clairement ses exigences et décliner une offre car il manque une de leur case à cocher. Ou bien de donner leur démission après une courte période au motif que l’entreprise ne leur apporte pas suffisamment. 

Et que dire de l’impatience à hériter? 

Trop gâter a des conséquences. 

Don Carol

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Le Préférence-mètre..

Reconnaissez-le, parents et grands parents, vous avez une préférence parmi vos enfants et petits enfants. “Absolument pas!” me répondrez vous avec véhémence, “je les aime tous autant”.  

Pourtant quoi de plus naturel que d’avoir des préférences? Sans elles, comment ferions-nous pour prendre la moindre décision? Nous serions bloqués par une égale préférence sans pouvoir verser d’un côté ou de l’autre. Dans la vie quotidienne mille fois par jour nous utilisons notre “préférence-mètre” pour agir. Quel vêtement porter, quelle nourriture prendre, quel chemin emprunter, etc. Mais surtout, quelle personne deviendra notre ami, notre partenaire, notre collaborateur. Il est admis de préférer n’est-ce pas? … sauf pour les enfants…

Évidemment une préférence entre ses enfants est inavouable. Ni aux autres ni à soi-même. Nous sommes censés aimer également nos enfants et la préférence est interdite. Au nom de l’égalité (Liberté, Fraternité) nous nous interdisons toute distinction, on subit son diktat dans tout et partout.

Et pourtant, malgré tout ça au fond de soi, très au fond pour certains, on préfère celui avec qui l’on a plus d’affinités. Et c’est cela la distinction: on peut aimer autant mais avoir des préférences. L’amour est distinct de la préférence. Égalité dans l’amour, différence dans les affinités. On aime tous ses enfants mais on peut en préférer un plutôt qu’un autre. Voilà qui est vrai et acceptable du point de vue de l’absurde passion de l’égalité. 

Ouf je me sens mieux maintenant que je peux avouer que j’ai plus d’affinités avec celui-ci plutôt qu’avec celui-là mais que je les aime tous également. 

  • Don Carol..

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Aujourd’hui, pas hier ni demain.

Que ce soit il y a deux mille ans ou plus récemment, les philosophes semblent avoir en commun une certaine conception de la vie et pensent que : “Hier” c’est de l’histoire ancienne; “Demain”, c’est de la science-fiction; Seul “Aujourd’hui” compte.

Ils expriment cette idée chacun à leur manière cependant Nietzsche a une façon très intéressante de le dire car elle touche un peu plus l’esprit.

Imaginez, nous dit-il, que la vie que vous menez aujourd’hui, et que vous pouvez diriger par vos choix, recommence à l’identique, éternellement après votre mort.

Imaginez donc que vous soyez condamné à revivre la même vie dans laquelle vous etes relativement libre des orientations que vous prenez  mais sans que jamais vous puissiez la modifier en quoi que ce soit.

Alors? Êtes vous bien certain de vouloir revivre ces mauvais moments que vous pourriez peut-être éviter ? Est ce vraiment ce que vous voulez? Ne rien changer à ce qui vous gêne aujourd’hui et le revivre toujours?

Je suis certain que non.

Alors souhaitons que chacun de vos choix et chacune de vos décisions vous apporte une forme de satisfaction que vous rêvez  de revivre encore, encore et encore.

DonCarol

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Today, not yesterday or tomorrow.

Whether two thousand years ago or more recently, philosophers seem to have in common a certain conception of life and think that: “Yesterday” is ancient history; “Tomorrow” is science fiction; Only “Today” counts.

They each express this idea in their own way, however Nietzsche has a very interesting way of saying it because it touches the mind a little more.

Imagine, he tells us, that the life you lead today, and that you can lead by your choices, begins again identically, forever after your death.

So imagine that you are condemned to relive the same life in which you are relatively free from the directions you take but without ever being able to modify it in any way.

So? Are you sure you want to relive these bad times that you might be able to avoid? Is that really what you want? Do not change anything to what bothers you today and always relive it?

I’m sure not.

So let’s hope that each of your choices and each of your decisions brings you a form of satisfaction that you dream of reliving again, again and again.

DonCarol

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Les humains sur la Terre.

Au début, ils ne me dérangeaient pas. Ils étaient peu nombreux et discrets. Ils prélevaient seulement ce dont ils avaient besoin : quelques fruits, un peu de gibier, et se promenaient joyeusement. Ils ne dégageaient guère de fumée, laissant presque aucune trace de déchets. J’ai apporté mon aide avec enthousiasme. Je m’assurais qu’ils ne manquaient de rien, je leur ai créé un véritable paradis.

Puis, ils ont changé. Progressivement, leur comportement est devenu agressif, et les disputes se sont multipliées. J’ai remarqué qu’ils ne chantaient plus. Ils demeuraient au même endroit. Je ne sais pas si c’était pour gagner leurs querelles, mais leur multiplication rapide a marqué le début de la dégradation.

Et à présent ils sont huit milliard, plus personne ne trouve le calme. Ils se déplacent frénétiquement, voyageant d’un bout à l’autre du monde. Ils transportent tout de droite à gauche, et vice versa. Ils sont devenus sales. Leurs déchets sont sur le point de les submerger, et cela les rend déjà malades. Ils recouvrent les sols de bitume pour accéder à leurs maisons de béton. Ils ont repoussé la verdure jusqu’à ses limites, sans se rendre compte qu’ils en dépendent. Ils ne veulent qu’eux ici, alors ils éradiquent tout.

Il va bien falloir les arrêter tout de même ! Je n’en peux plus. Si je les laisse faire encore plus longtemps, on va tous y passer. J’étouffe je ne peux presque plus respirer. Ils ne veulent pas comprendre que ce qu’ils me font à moi, ils se le font à eux-même. 

Quel dommage. Ils ne trouveront plus de poisson dans les océans, plus d’air pour respirer et les maladies les tueront s’ils ne s’entretuent pas eux même.

Signé : La nature.

Par la plume de DonCarol

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Humans on Earth.

At first, they didn’t bother me. They were few in number and unobtrusive. They took only what they needed: a few fruits, a bit of game, and wandered happily. They emitted hardly any smoke, leaving almost no trace of waste. I offered my help enthusiastically. I made sure they lacked nothing, creating a true paradise for them.

Then, they changed. Gradually, their behavior became aggressive, and disputes multiplied. I noticed they no longer sang. They remained in one place. I don’t know if it was to win their conflicts, but their rapid multiplication marked the beginning of degradation.

And now, there are eight billion of them; no one finds tranquility anymore. They move frantically, traveling from one end of the world to the other. They transport everything from right to left and vice versa. They’ve become dirty. Their waste is on the verge of overwhelming them, and it’s already making them sick. They cover the ground with asphalt to reach their concrete homes. They’ve pushed the greenery to its limits, unaware of their dependence on it. They want only themselves here, so they eradicate everything.

They must be stopped, after all! I can’t take it anymore. If I let them continue for much longer, we’ll all pay the price. I’m suffocating, I can hardly breathe. They don’t want to understand that what they’re doing to me, they’re doing to themselves.

What a pity. They won’t find fish in the oceans anymore, no air to breathe, and diseases will kill them if they don’t kill each other.

Signed: Nature.

By the pen of DonCarol

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Le Binarisme Américain élimine le gris.

Les Européens se moquent parfois de la simplicité des Américains. « Ils sont binaires » disent ils. C’est vrai. Et c’est surtout vrai dans le travail. 

L’Américain déteste l’incertitude. C’est pourquoi il n’y a que deux possibilités : blanc ou noir, oui ou non, pour ou contre, etc. Ce principe d’efficacité qui est presque génétique fait que l’on élimine toute position imprécise qui pourrait faire douter, car on ne veut en aucun cas perdre un gramme d’énergie dans l’application d’une décision.

C’est pourquoi les réunions dans les entreprises sont rarement des arènes de discussion sur la décision elle-même, mais, plus souvent un travail de groupe pour élaborer le plan et le calendrier de son application. Ils fonctionnent avec ce que j’appelle la règle du 49/51. Si une décision n’est pas évidente, même après avoir rassemblé les informations disponibles, il y a toujours un petit pourcent de plus d’un côté que de l’autre. Alors l’Américain n’hésite pas. Il décide, choisit le 51 et oublie le 49. Et s’il s’est trompé, il prendra une autre décision pour renverser la première. Le binarisme à l’Américaine est un principe d’énergie positive. On ne reste pas à la croisée des chemins, on choisi et on avance. 

En France, c’est plus intéressant. Une réunion commence avec une déclaration de Paul qui propose que l’on choisisse le noir pour un nouveau produit. Laurent lui rétorque que pas du tout, c’est le blanc qu’il faut prendre, car les études consommateurs le prouvent. Sébastien intervient alors, car, lui aussi a lu les études, et son interprétation est que ce qui est attendu est un gris qui tire légèrement sur le blanc. Pascal est d’accord, mais précise que techniquement, c’est impossible, il vaut mieux un gris qui tire sur le noir. C’est là que tout le monde intervient et le reste de la réunion se passe à discuter des nuances de gris. Finalement après une heure de discussion sans nuance à propos d’une nuance, c’est l’heure du déjeuner et tout le monde sort un peu confus, car rien n’est décidé et par conséquent chacun va mettre en œuvre la nuance qu’il préfère. Vous imaginez le reste! 

Le binarisme est aussi utilisé pour parler de soi-même. Un jeune cadre interviewé pour un job, même ayant une expérience limitée, n’hésitera pas à vous dire qu’il est le meilleur dans son domaine. En Amérique, il faut convaincre. Alors pour parler de soi, il faut utiliser des superlatifs. Il n’y a pas de milieu. Il est impensable de parler de soi en dosant ses mérites. On penserait que vous êtes un timide ou un faible et que vous ne saurez jamais mettre toute votre énergie dans un projet. 

En France, on prendrait ça pour de la vantardise ou un excès d’assurance et qu’il est urgent de vous casser un peu sinon vous allez être le puant du service. Il faut parler de soi avec mesure ce qui laissera à penser que vous êtes un modeste, « que vous en avez encore sous le pied » et que vous vous réservez de surprendre. Bref en France, on la joue « j’en sais plus que j’en ai l’air » et aux USA, ce sera plutôt « je peux pousser des montagnes ». L’Américain compte moins sur votre savoir que sur votre énergie à faire avancer les projets. Alors on doit montrer une énergie et une détermination inébranlable. Tout ou rien.

Cette attitude ne signifie pas que l’on soit rigide dans le travail. Si on s’engage dans un projet, on le fait à fond et vite. 100 %. Si on constate que les objectifs ne sont pas atteints, on arrête tout. On révise et on met de nouveau le moteur à fond sur la nouvelle direction. C’est cette faculté qui permet à l’Amérique de sortir de ses crises plus rapidement, après y être entré plus rapidement aussi. On peut d’ailleurs se poser la question du soi-disant avantage et de la particularité Française  d’amortir les chocs. Cette faculté d’entrer dans les crises plus lentement grâce à son système de protection sociale est-il préférable aux secousses et rebonds Américains ? 

American binarism eliminates the gray.

Europeans sometimes make fun of the simplicity of Americans. “They are binary” they say. It’s true. And this is especially true in work.

The American hates uncertainty. This is why there are only two possibilities: white or black, yes or no, for or against, etc. This principle of efficiency which is almost genetic means that we eliminate any imprecise position which could give rise to doubt, because we under no circumstances want to lose a gram of energy in the application of a decision.

This is why meetings in companies are rarely arenas for discussion on the decision itself, but more often group work to develop the plan and timetable for its application. They work with what I call the 49/51 rule. If a decision is not obvious, even after gathering the available information, there is always a small percent more on one side than the other. So the American does not hesitate. He decides, chooses 51 and forgets 49. And if he was wrong, he will make another decision to reverse the first. American binarism is a principle of positive energy. We don’t stay at the crossroads, we choose and we move forward.

In France, it’s more interesting. A meeting begins with a statement from Paul proposing that we choose black for a new product. Laurent replies that not at all, it’s the white one that you should take, because consumer studies prove it. Sébastien then intervenes, because he too has read the studies, and his interpretation is that what is expected is a gray which tends slightly towards white. Pascal agrees, but specifies that technically it is impossible, it is better to have a gray that borders on black. This is where everyone steps in and the rest of the meeting is spent discussing shades of gray. Finally after an hour of discussion without nuance about a nuance, it’s lunch time and everyone leaves a little confused, because nothing is decided and therefore everyone will implement the nuance that he prefers.

Binarism is also used to talk about oneself. A young executive interviewed for a job, even with limited experience, will not hesitate to tell you that he is the best in his field. In America, you have to convince. So to talk about yourself, you have to use superlatives. There is no middle. It is unthinkable to talk about yourself by measuring your merits. People would think that you are shy or weak and that you will never be able to put all your energy into a project.

In France, we would take that as bragging or excess confidence and that it is urgent to break you down a little otherwise you will be the stinker of the service. You have to talk about yourself with moderation, which will suggest that you are modest, “that you have a lot more power available under your foot” and that you reserve the right to surprise. In short, in France, we play it “I know more than I look” and in the USA, it’s more like “I can push mountains”. The Americans count less on your knowledge than on your energy to move projects forward. So we must show unwavering energy and determination. All or nothing.

This attitude does not mean that Americans are rigid in their work. If they commit to a project, they do it thoroughly and quickly. 100%. If they see that the objectives are not being achieved, they stop everything. They overhaul and restart the engine up again on the new direction. It is this ability that allows America to emerge from its crises more quickly, after having entered them more quickly too. We can also ask ourselves the question of the so-called advantage and the French particularity of cushioning shocks. Is this ability to enter into crises more slowly thanks to its social protection system preferable to the American jolts and rebounds?

Revision ChatGPT :

“American binarism eliminates the gray. Europeans sometimes mock the simplicity of Americans, saying, ‘They are binary.’ It’s true, especially in the workplace.

Americans despise uncertainty, leading to only two possibilities: white or black, yes or no, for or against, etc. This efficiency principle, almost genetic, means eliminating any imprecise position that could cause doubt. Meetings in companies are rarely arenas for discussing the decision itself but often involve group work to develop the plan and timetable for its application. They operate with what I call the 49/51 rule. If a decision isn’t obvious, even after gathering available information, there’s always a small percent more on one side than the other. So, the American doesn’t hesitate. They decide, choose 51, and forget 49. If they’re wrong, they’ll make another decision to reverse the first. American binarism is a principle of positive energy – not staying at the crossroads but choosing and moving forward.

In France, it’s more interesting. A meeting starts with Paul suggesting choosing black for a new product. Laurent disagrees, insisting on white, backed by consumer studies. Sébastien intervenes, interpreting the studies to expect a gray leaning towards white. Pascal agrees but notes that technically it’s impossible – a gray leaning towards black is better. Everyone then joins the discussion, spending the rest of the meeting debating shades of gray. After an hour of nuanced discussion about nuance, it’s lunchtime, leaving everyone a bit confused since nothing is decided, and each person will implement their preferred nuance. You can imagine the rest!

Binarism is also applied to self-talk. A young executive interviewed for a job, even with limited experience, won’t hesitate to claim they’re the best in their field. In America, you have to convince, using superlatives to talk about yourself, as there’s no middle ground. It’s unthinkable to discuss yourself by measuring your merits – people would think you’re shy or weak. In France, this would be considered bragging or excessive confidence, requiring toning down; otherwise, you’ll be the outlier in the office. Speaking about oneself with moderation suggests modesty – ‘knowing more than one appears.’ In the USA, it’s more like ‘I can move mountains.’ Americans count less on your knowledge than on your energy to drive projects forward, demanding unwavering energy and determination – all or nothing.

This approach doesn’t mean rigidity in work. If committed to a project, Americans do it thoroughly and quickly, giving their all. If objectives aren’t met, they stop, reevaluate, and rev up the engine in a new direction. This adaptability allows America to emerge from crises more quickly, having entered them swiftly too. One might question the so-called advantage and the French peculiarity of cushioning shocks. Is the ability to enter crises more slowly due to the social protection system preferable to American jolts and rebounds?”

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Propos sur la vieillesse (Suite 3 )

Le temps. 

Avec l’âge vient le temps. 

On a le temps qui nous a manqué toute notre vie. Un privilège précieux. Pour certains, il révèle l’ennui, pour d’autres il apporte une paix. Et même l’ennui a bien des avantages à condition qu’il ne soit pas trop important. A petites doses, il donne le loisir de penser.

Avec du temps, plus besoin de se dépêcher ni de courir et heureusement car il vient un moment où les petits pas sont une obligation… 

En plus d’avoir le temps, il y a l’avantage de pouvoir gérer son temps comme on l’entend. Notre agenda nous appartient et nous ne sommes plus tributaire des contraintes qui dirigeaient nos vies. Les activités de la journée peuvent être déplacées selon son humeur, on peut même les laisser au beau milieu car on a le temps de les reprendre un peu plus tard. 

En somme on est passé maître de son temps alors qu’il nous imposait ses priorités et son horloge.

Le secret de l’équilibre de vie des moines trappistes est la division de leur temps en quatre tranches de six heures chacune: travail physique, prière, travail intellectuel et enfin sommeil. La lecture et la prière occupent douze heures de la journée, c’est de l’enrichissement ruminé, dans la tranquillité d’après l’effort physique. Voilà une belle leçon que cette vie de retraite pour ceux qui prennent leur retraite. 

Carol

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Propos sur la vieillesse (Suite 2 )

Que faire quand on n’est plus aussi jeune?

Les bébés ne se posent pas la question que se posent les vieux qui se demandent quoi faire de leur vie. Ils tendent vers l’avenir avec émerveillement alors que les vieux font en quelque sorte le chemin inverse. 

Ce qu’il faudrait c’est imiter la joie des bébés qui ne savent encore rien et découvrent la vie. Tout est nouveau pour eux et c’est d’apprendre que vient la joie. Les vieux sont souvent  blasés et croient avoir tout vu et tout entendu. D’ailleurs ceux-là ne sont devenus vieux qu’à partir du moment où ils n’ont plus voulu découvrir un endroit, une personne ou une nouveauté. La préférences de l’ignorance c’est le début de la fin et une mauvaise fin.

Un très vieux conférencier que j’ai rencontré il y a fort longtemps paraissait si jeune que tout le monde lui posa la question de la recette de sa jouvence. Sa réponse m’est restée gravée, il y en avait 3 : Être en contact avec des gens qui ont au minimum 25 ans de moins; être en contact avec des gens qui habitent sur d’autres continents et s’abonner chaque année à un magazine sur un sujet dont on ne connaît rien. 

Aujourd’hui il y a Internet. On peut apprendre tous les jours et sur tout. C’est le remède le plus miraculeux pour échapper à la vieillesse morose, grincheuse et sinistre. La joie des bébés.

Carol

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Propos sur la vieillesse.

La vieillesse est une transition douloureuse. Le passé est long et le futur est court.

Le hardware se détraque et le software se dégrade. Pour certains le corps lâche avant la tête et pour d’autres c’est la tête qui part en premier. Le plus souvent on ne se voit pas vieillir, on se croit encore jeune quand les jeunes nous voient vieux.

Les mécanismes en jeu nous échappent. Nous les avons ignorés pendant toute notre jeunesse car les ressources de notre corps semblaient inépuisables, un peu comme notre bonne vieille terre que l’on épuise et qui va nous lâcher tout doucement. 

Alors fini les petits sauts par dessus la dernière marche d’escalier avec atterrissage souple, le rebond a disparu, le ressort est à bout. On ressemble à ces vieilles guimbardes aux amortisseurs fatigués qui sautillent sur la route. Fini le transport de charges lourdes, le dos est une préoccupation constante. Fini les nuits blanches sautées à pieds joints en gardant une mine fraîche. Et bonjour les petites douleurs matinales, la récupération lente et la fatigue, les pilules et les conversations medicaments, petits et grands bobos. On ne peut éviter les agressions du miroir et les images de rides et de rondeurs, de décoloration et de cernes. C’est horrible.

Certains disent que l’esprit gouverne le corps. C’est vrai qu’il ordonne et qu’il repousse les limites et  parfois même plus loin que ce que lui-même imaginait possible. Mais je pense que nous sommes surtout ce que notre corps nous autorise à être. Regardez ce petit costaud, même avec une volonté de fer il ne sautera pas plus haut que son ami qui lui est grand et mince. Il aura sa revanche aux haltères ce qui prouve mon point: in fine la limite est imposée par le corps. 

Alors parlons un peu de cet esprit qui a beau se révolter, mais qui doit se plier. De fait, il ne capte plus aussi vite. Certains sujets ne l’intéressent plus. Il se fatigue plus vite. La concentration n’est plus aussi aiguë. Le danger est là car il faut rester éveillé. Les sollicitations extérieures se font plus rares et l’on découvre le temps de l’ennui. Je surveille ce compagnon qui s’invite, car je suis déterminé à ne lui laisser que deux heures par jour, limite que je me suis fixée sans d’ailleurs savoir ce que je ferais s’il venait à m’envahir davantage. Ce qui est ennuyeux avec l’ennui, c’est qu’il mouline les souvenirs. Un rien le fait rembobiner le passé, une odeur, une image, un parfum, un film ou une musique et le voilà parti! Retour vers un moment d’antan. Autrefois tout ce temps était occupé à faire des plans et construire. Maintenant on le passe à visiter le chemin en sens inverse.

Ce qui importe c’est que l’esprit accepte cette lente torture sans résignation mais en recherchant de nouvelles occupations, un ersatz de l’adrénaline et des plaisir qui n’épuisent pas. Des projets en somme. Car ce sont les projets qui déclenchent l’adrénaline nécessaire à chasser l’ennui et agiter la carcasse.

Alors que faire d’un vieux? Ce sera une réflexion plus joyeuse d’un prochain blog. 

Carol.

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