Déterrer son Authenticité.

Par Carol Frachon. BusinessLifeSuccess

Hésitations, insatisfaction, manque de confiance en soi  (tout comme leur opposés) sont des indicateurs de ce que nous avons perdu notre authenticité. Nous ne sommes pas nous-mêmes.

Notre réelle authenticité est celle de notre petite enfance. Bébé, nous savions exactement ce que nous voulions et ce que nous aimions. Nos désirs et nos actions étaient authentiquement les nôtres. Bien sûr nous ne savions pas que nous voudrions un jour devenir chirurgien, que nous aimerions l’Art et les promenades à cheval. Mais nous savions que nous aimions démonter les jouets, peindre les murs avec de la purée et tirer la queue du chien.

Malheureusement ces goûts et ces actions qui étaient des certitudes alors, seront bien vite enterrées par nos parents, éducateurs, professeurs, amis, patrons, média, … On devient en grandissant le produit de son entourage, de son époque, de sa culture. Nos actions, nos paroles reflètent davantage des savoirs acquis, des faits établis, la politesse et des peurs plutôt que notre vrai fond, nos émotions et nos passions. Et, dommage, on n’est pas chirurgien, on ne peint pas et on n’est jamais monté sur un cheval.

En fait nous nous sommes construit peu à peu à coté de nous même. Un peu comme si la Tour Eiffel faisait un angle à 90 degrés à partir du premier étage. Ce porte à faux demanderait un effort considérable pour éviter la chute de l’édifice. C’est exactement ce que nous sommes. Nous dépensons une énergie considérable pour soutenir ce “nous même” à 90 degrés. C’est ce que j’appelle être inauthentique. C’est épuisant.

Toucher à cette construction se heurte à la crainte de la voir s’effondrer. On s’accroche à soi-même. On redoute l’intervention d’un psychothérapeute de peur qu’il retire des écrous essentiel à la tenue de l’édifice de notre personne.

Admettre que l’on joue un rôle qui n’est pas le sien est une étape douloureuse. Elle est rarement volontaire. Il faut le plus souvent qu’un évènement extérieur joue le rôle de déclencheur. Un changement brutal de vie ou un choc émotionnel sont nécessaires pour reposer la question de ses fondamentaux.

Il y a pourtant un moyen de faire un état des lieux qui n’oblige pas à fouiller son passé pour découvrir ce que papa et maman ont bien pu dire ou faire pour expliquer notre insatisfaction. La solution est dans le présent, elle est sous nos pieds à quelques pelletées sous terre. Ce sont nos fondations faites de grosses pierres qui représentent notre authenticité d’enfance.

Retrouver ses fondations c’est retrouver ce que l’on aime vraiment. Ce que l’on a toujours voulu être mais jamais été et qui nous correspondrait absolument. Ce que l’on a toujours voulu faire et jamais fait et qui nous satisferait pleinement.

Ce petit travail archéologique entraîne de grands changements mais il libère simultanément une énergie fantastique. Plus besoin de soutenir un personnage construit à coté de soi-même. Tout le poids de son édifice personnel est aligné à la verticale de ses fondations et plus aucun effort n’est requis pour se maintenir.

L’énergie récupérée peut être consacrée à être soi-même. Authentique.

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About DonCarol

Mentor and coach to managers and entrepreneurs. Author of an essay on cultural differences in work and daily life between France and America. Carries more than 20 years of experience in international fortune 500 corporations before to start his own company.
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1 Response to Déterrer son Authenticité.

  1. Marc Annouchi's avatar Marc Annouchi says:

    Question: comment être ”authentique” dans un monde qui l’est de moins en moins; dans un monde où les artifices font office de conventions sociales? Sorry Dear Don. But for the first time since you launched this valuable blog, I just can’t buy it. Let’s talk about it.

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