Il y a un muscle très peu développé chez les milleniums, c’est le triceps. Ce muscle dirige l’extension du bras, un mouvement que l’on utilise lorsque l’on donne quelque chose à quelqu’un. C’est le muscle inverse du biceps qui, lui, sert à prendre. Un mouvement que l’on fait lorsque l’on reçoit quelque chose.
Alors pourquoi les milleniums ont-ils un biceps plus développé que le triceps? Et bien tout simplement parce qu’ils ont beaucoup reçu. A force de beaucoup recevoir depuis leur tendre enfance jusqu’à un âge parfois très avancé, leurs bras font plus souvent le mouvement de tirer à soi provoquant un développement des biceps. Et naturellement, étant peu sollicités à donner, leurs triceps ne se sont pas développés.
Comment ce phénomène a-t-il pu affecter toute une génération? La question est à poser aux parents. Car ce sont eux qui ont surtout pensé à donner sans demander. On ne parle pas ici de nourrir, d’habiller ou d’éduquer, on parle de contribuer. Permettre aux enfants de comprendre qu’eux aussi peuvent rendre dans la mesure de leurs moyens afin de développer leur sens du partage. Très curieusement les parents de cette génération, qui n’a pourtant manqué de rien, ne cessent de donner sans attendre ni demander de retour. Ils ont donc développé dans le cerveau de leurs enfants les cellules du “Recevoir” et créé une atrophie de celles du “Donner”.
Ce n’est pas leur faute. Les milléniums ne pensent même pas à donner, cela ne fait pas partie de leurs habitudes, il n’y a là aucun égoïsme. Seulement un autisme envers l’autre. Même remercier ne fait pas souvent partie de leur vocabulaire.
Recevoir en revanche est normal. Il y a même parfois de l’impatience ou de l’agacement s’ils ne reçoivent pas ce qu’ils pensent leur être dû.
Aujourd’hui les employeurs qui se souviennent de leur propres entretiens d’embauche sont étonnés de voir un candidat millénium poser très clairement ses exigences et décliner une offre car il manque une de leur case à cocher. Ou bien de donner leur démission après une courte période au motif que l’entreprise ne leur apporte pas suffisamment.
Et que dire de l’impatience à hériter?
Trop gâter a des conséquences.
Don Carol