Par Don Carol,
Deux erreurs à éviter: Recruter avec retard et plaquer son désir sur le mauvais candidat comme de l’or sur du metal.
Les entrepreneurs n’ont pas le choix car ils n’ont pas la trésorerie pour se sur-staffer et le besoin devenant pressant, ils font le mauvais choix. Le raisonnement de l’entrepreneur est tiraillé entre la nécessité de développer ses projets et le manque de moyens humains par faute de moyens financiers.
Il faudrait mettre les moyens avant les projets mais on ne les a pas. C’est agaçant quand on est convaincu que les nouveaux projets vont rapporter bien plus que les moyens manquants. En parler à sa banque est inutile car le risque n’est pas son rayon de préférence. Alors on s’y prend au dernier moment.
C’est alors que l’on commet la seconde erreur: le besoin et l’urgence occultent la réalité et l’on prête à un candidat moyen des capacités qu’il n’a pas. La conséquence bien souvent sera que le projet n’ayant pas la bonne ressource n’avancera pas, la nouvelle recrue ne fera pas l’affaire, la motivation de l’équipe en prendra un coup et l’entrepreneur se sentira déçu, furieux et frustré.
Il n’y a pas de solution miracle car a moins d’être gros et gras on ne dispose pas de ressources humaines en réserve avec filtrage à la source des bonnes écoles, fichier des valeurs montantes chez les concurrents, pépinières pour semis de jeunes pousses etc, c’est le luxe des grandes entreprises.
Et pourtant c’est justement ce qu’il faudrait faire : Être en avance d’au moins UN recrutement. Car c’est moins cher d’être en avance d’un recrutement qu’être en retard. C’est en calculant les pertes du projet décalé, les couts de recrutement et d’éventuel licenciement que l’on réalisera la nécessité du risque. Le problème de trésorerie n’est pas réglé pour autant mais le poste devrait le prévoir dans le prochain budget. La seconde erreur qui consiste à plaquer un espoir et un besoin urgent sur le premier candidat qui se présente c’est ce que j’appelle acheter du “plaqué or”. Ça ne tient pas.

hello le “DON” touché… j’ai apprécié ton article si juste, à mettre en toutes les mains et à consommer et surtout relire sans modération amitiés du pti suisse