Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess
Vous trouvez que votre patron ne vous “manage” pas bien: Il ne vous informe pas, fait des demandes qui ne sont pas claires, change d’avis sans prévenir, ne vous fait pas de retour sur votre travail, ne voit que les défauts, ne vous dit pas merci. C’est bien cela?
Il est vrai que l’on n’entends pas souvent dire: “Mon patron est extraordinaire”. Alors votre constat est il une vérité ou s’agit il d’une question de perspective? Car on pourrait aussi bien dire que le métier de manager est difficile, que la formule est totalement dépassée et pas encore réinventée, que vous faites partie d’une majorité qui n’aime pas être encadrée ou encore que votre idée du patron diffère de celle du vôtre… il y a beaucoup d’angle de vue sur cette question et un peu de vrai dans tout ça.
Mais si le fait est là et qu’il faut vivre avec, car enfin vous n’allez pas passer votre vie à être malheureux à votre travail, il y a peut être une chose que vous n’avez pas encore essayée: Apprendre à votre patron à vous manager.
Pour faire cela il faut se rendre à l’évidence: le plaisir dans le travail est une équation simple. Satisfaction = Atteinte d’objectifs prédéfinis. Vous pouvez travailler tant que vous voulez, mais si vous n’avez pas au préalable fixé la mesure à atteindre, personne ne sera content. Vous n’aurez pas la satisfaction de dire” j’ai réussi “et votre patron sera encore en train de penser que vous pourriez faire plus.
Alors prenez rendez vous avec votre patron et demandez lui ce que, exactement, vous devez faire pour que dans délai donné il vous dise “vous êtes mon meilleur collaborateur”.
Évidement il cherchera l’esquive et vous répondra: “Simplement que vous fassiez votre boulot, objectifs société blabla…”. Insistez, car vous devez lui faire formuler avec ses mots dans sa propre bouche en détail ce que vous devez faire pour que LUI soit content, autrement dit qu’il aura atteint, grâce à vous, l’un de ses objectifs.
Les patrons oublient parfois qu’ils doivent diviser leur propres objectifs afin de les distribuer à leurs collaborateurs, ce sera une façon de le lui rappeler. Ensuite vous le conduisez à une délégation de qualité puisqu’elle comprends objectifs, délai et mesure. Enfin vous placez la discussion sur le terrain de sa réussite et donc de la vôtre.
Au passage il faut signaler une curiosité française: Le collaborateur pense qu’il travaille pour l’entreprise et que le patron direct est une sorte de mal nécessaire. Vieil héritage culturel qui veut que depuis l’abolition du servage personne ne veut servir. Alors on admet de travailler pour une entreprise, entité impersonnelle mais on fait le difficile avec son patron. Comme c’est dommage, car admettre que l’on travaille pour son boss simplifierait tellement les relations dans le travail.
Voilà. Et si cette méthode ne marche pas il faudra procéder au licenciement de votre patron, ce sera un post amusant sur ce blog!