Il Ne Suffit Pas De Pondre, Il Faut Chanter!

Par Carol Frachon, BusinessLifeSuccess

 

C’est un mythe de croire que le talent est toujours récompensé, les qualités reconnues et les bonnes idées couronnées. Aujourd’hui en plus du “savoir faire” il faut du “faire savoir”. Pour chaque heure de travail il faut passer au moins 10 minutes à en parler. Comme les poules: Pondez et chantez! Sinon personne ne saura que vous avez fait un œuf.

Vous avez sans doute remarqué, dans le travail, que certains parlent beaucoup et font peu. Ces bavards vont même jusqu’à s’approprier habilement vos résultats. Vous ressentez une injustice: Votre travail fait sans  lever le nez, comme une fourmi, n’est pas récompensé, alors qu’une cigale récolte tous les hommages. Et bien ne vous plaignez pas car c’est de votre faute à vous!

Si vous ne faites pas savoir chaque jour que vous avez atteint vos objectifs, ne le sachant pas vos supérieurs vous mettront la pression car depuis leur fenêtre ils ne voient rien sortir. De votre côté, vous qui avez travaillé à cent cinquante pour cent, vous êtes frustré et vous repartez travailler de plus belle pensant que c’est deux cent pour cent qu’on attend de vous!

Mais il y a encore pire dans le fait de bien travailler dans son coin. La frustration de voir les paresseux bavards vous passer devant. Ceux là travaillent à cinquante pour cent et passent le reste du temps à faire savoir à tout le monde qu’ils sont les champions de la place. Et on leur donne la promotion que VOUS méritez!

Allons il est temps de considérez que parler de soi n’est pas un acte de vanité ni un abaissement à l’autosatisfaction proclamée, c’est une conséquence de l’encombrement concurrentiel. Si vous achetez un produit plutôt qu’un autre c’est parce que son fabricant à fait de la publicité. Alors si vous voulez que l’on vous reconnaisse plutôt qu’un autre faites vous de la publicité.

Vous ne savez pas faire? Ah oui c’est vrai on ne nous apprends pas ça à l’école. On y apprends même le contraire.
Pourtant c’est simple. Utilisez les mêmes principes que la publicité:

A/ Choisissez votre cible. Disons les dix personnes de l’entreprise qui sont susceptibles de favoriser votre désirs d’avancement, de reconnaissance ou d’augmentation selon que vous marchez au pouvoir, à la gloire ou à l’argent

B/ définissez leurs attentes. Autrement dit ce qu’ils voudraient vous voir faire. “Comment” ils le voudraient très précisément. Et ne croyez pas que votre définition de job soit suffisante. Demandez leurs de vous dire ce qui leur fera penser et surtout dire que vous êtes leur meilleur élément. Exactement comme font les entreprises quand elles questionnent leurs clients en leur faisant rêver et décrire leur produit idéal.

C/ Faites votre travail mais gardez du temps pour faire votre communication et considérez que ça fait absolument parti de votre job.

D/ Préparez votre message publicitaire. Utilisez les mêmes mots qu’auront utilisés vos patrons pour exprimer leur souhaits. Signez de votre marque car il faut capitaliser sur votre nom. Chaque message viendra contribuer à construire votre image.

E/ Préparez votre plan de communication: Le quand et le comment. Vous pouvez faire une note ou un mail, ou prendre la parole dans la bonne réunion peu importe.

F/ Vous pouvez aussi faire des relations publiques en utilisant des relais comme des tierces personnes. D’ailleurs c’est à charge de revanche que d’autres feront des compliments sur vous. C’est pourquoi vous devez amorcer la pompe en commençant, vous d’abord, à encenser les autres. Et oui c’est comme ça que ça marche!

G/ Répétez l’opération fréquemment car, les publicitaires le savent, ça ne rentre pas du premier coup. Il aura fallu une bonne répétition de messages sur différents média pour vous faire acheter un nouveau produit. Et ça continue pour que vous ré-achetiez. Pour vous dans votre entreprise c’est la même chose.

Au total ceux qui hier pensaient que vous ne faites pas grand chose commenceront à savoir très exactement ce que vous faites et au lieu de vous mettre la pression, à vous qui vous la mettiez déjà bien trop, vous recevrez des compliments qui tout au contraire vous enlèveront cette pression.
Un changement complet. Fini les frustrations, fini les autres qui passent devant, fini le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur. On sait ce que vous faites, on reconnaît votre travail, vous vous sentez plus en confiance, vous parlez plus librement avec votre hiérarchie, votre parcours avance à la vitesse que vous voulez.

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Voeux pour 2012 avec l’aide de Sénèque.

Par Don Carol.

Plutôt que de formuler des voeux garantis sans résultat, n’ayant pas de pouvoirs magiques,  je vous livre à la place, quelques phrases écrites il y a 2000 ans par Sénèque le jeune. (Extraits de: De la brièveté de la vie).

” L’existence est courte, non telle qu’on la mesure, mais telle que nous l’avons faite ; nous ne sommes pas pauvres de jours, mais prodigues.
De notre vie, hélas! la plus grande partie est celle où nous vivons le moins.
Prenons un vieillard au hasard pour lui dire : « Te voici arrivé à la dernière période de la vie humaine ; cent ans pèsent sur ta tête : Voyons, rappelle ton passé, fais-lui rendre compte. Dis ce que t’en a dérobé un créancier, une maîtresse, un plaideur, un client, tes querelles conjugales, l’ordre à maintenir parmi tes gens, tes courses officieuses par la ville. Ajoute les maladies qui furent ton ouvrage, et tout le temps que tu laissas stérile, tu te verras plus pauvre d’années que tu n’en supputes. Repasse en ta mémoire combien de fois tu as été arrêté dans tes projets; combien de jours ont eu l’emploi que tu leur destinais; quel usage tu as fait de ton être; quelle œuvre dans un si long espace a été par toi menée à fin ; combien les vaines douleurs, les folles joies, les avides calculs, les conversations décevantes ont absorbé de tes moments: Vois le peu qui t’est resté de ton lot; tu reconnaîtras que tu meurs trop jeune.”

D’où vient donc tout le mal, ô hommes? Vous vivez comme si vous deviez toujours vivre ; jamais il ne vous souvient de votre fragilité. Loin de mesurer la longueur du temps écoulé, vous le laissez perdre comme s’il coulait à pleins bords d’une source intarissable ; et peut-être ce jour que vous sacrifiez à tel homme ou à telle affaire est le dernier de vos jours. Vous craignez tout, comme de chétifs mortels ; et comme des dieux vous voulez tout avoir. Rien de si ordinaire que d’entendre dire : « A cinquante ans je quitterai tout pour la retraite ; à soixante ans je prendrai congé des emplois. » Et qui donc te garantit que tu dépasseras ce terme? Qui permettra que les choses aillent comme tu les arranges? N’as-tu pas honte de ne te réserver que les restes de ton existence, et de destiner à la raison le seul temps qui ne soit bon à rien?

Ainsi, parce qu’un homme a des cheveux blancs et des rides, ne va pas croire qu’il ait vécu longtemps; il n’a pas longtemps vécu, mais longtemps duré. Qu’il est tard de commencer sa vie à l’époque où elle doit finir!
Il faut donc combattre la rapidité du temps par la promptitude à en user!”

Alors vivez 2012 comme la dernière!
Don Carol

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L’Université Buissonière de Steve Jobs.

Par Don Carol.

Je referme le livre sur la vie de Steve Jobs écrite par Walter Issacson  en me demandant quelles sont les clefs de son succès de grand entrepreneur. Et bien il y en a beaucoup!

A part le fait que les universités n’ont pas eu l’occasion de tuer sa créativité qu’il attribue à sa consommation de LSD et de musique, son succès tient en résumé  à deux passions qui cohabitent rarement dans un même cerveau, l’Art et la Technologie. Auxquelles il faut ajouter plusieurs talents et une ribambelle d’excellents défauts.
On n’a pas fini d’analyser le personnage mais j’espère que nous n’allons pas mettre tout cela en recette de leadership training – Voir l’article précédent “Le Leadership Training, Ca Suffit!”.

Steve Jobs était un vrai entrepreneur: Visionnaire, créateur, emmerdeur, obsessionnel, pressé, perfectionniste et hypersensible. Il courrait le plus vite possible pour rattraper ses visions, enrôlait les meilleurs professionnels pour assurer la réussite de ses projets, tuait ceux qui n’allaient pas dans le même sens que lui, prenait seul, et en une seconde, des décisions que la plupart des entreprises de la taille d’Apple mettent des mois à pondre, jetait parfois à la poubelle des projets très avancés pour focaliser ses équipes sur le seul projet qu’il pensait gagnant, négociait offensivement, alternant agitation passionnée et silences (avec son fameux regard quasi hypnotique) allant même jusqu’à taper du pied et pleurer au milieu de ses réunions. Enfin l’argent pour lui a toujours été un moyen et une conséquence de la réussite de l’innovation, jamais l’argent n’a été un but.
C’etait donc une personnalité . Et vous le savez, la personnalité se trouve en version 1.0 dans l’ADN. Ensuite c’est à chacun de se former, et de s’éduquer soi-même pour passer à la version 2.0 et suivantes.

Steve Jobs avait le talent de visionnaire. Cela veut dire qu’il “voyait” ce qu’il fallait faire comme si la photo des produits étaient sous les yeux. Ses collaborateurs ne pouvaient voir ces produits qu’à travers lui. Il était donc bien obligé, comme tout leader impatient qui se respecte, d’imposer la réalisation exacte des images qui le hantaient, de s’assurer que leur construction soit fidèle à son plan, quitte à contrôler chacun pas à pas, voir à se débarrasser de ceux qui se mettaient, eux aussi, à avoir des visions, car on ne peut pas être deux à tenir le pinceau. En langue Franco-socialo-catholico-marxiste ce sont les pêchés capitaux du patronat.  Mais en langue business cela s’appelle créer des produits, des emplois et développer les talents de ceux qui ne sont pas des leaders.

Et demandez donc à ces gens là si l’expérience de travailler pour un grand leader tyrannique comme Steve Jobs, n’a pas été le sommet de leur existence professionnelle! Cet homme a su développer leurs talents. C’est aussi leur réussite à eux. Comme quoi, réussir sa vie professionnelle c’est faire “ce pour quoi” on est fait. Ce n’est pas tenter de suivre la mode du leadership en pensant que c’est la seule noblesse possible dans le travail.

Notre enseignement français, bien plus généraliste que l’enseignement américain, fait merveille jusqu’à un certain point. Il répond bien à notre esprit paysan et bricoleur inventif en ouvrant toutes les cases. Ce qui lui manque c’est de précéder son temps, et d’enchaîner à la formation générale un programme de découverte des talents. Il y a dans certaines universités américaines une classe parallèle qui dure 6 mois et qui permet de cerner d’assez près les diverses voies dans lesquelles chaque étudiant a le plus de chance de se faire plaisir en travaillant. Et comme les erreurs d’orientation existent, il reste toujours la possibilité de retourner plus tard apprendre autre chose car les universités sont ouvertes à tous les âges.

Alors quelques suggestions sarcastico-humorisiques pour une formation complémentaire adaptée à son temps qui viendrait apporter aux talents de chacun les outils qui lui seront nécessaires:

– Au préalable il serait souhaitable de fumer un peu dans sa jeunesse pour libérer les cellules et développer les connections créatives. Cette condition qui a merveilleusement réussit à Steve Jobs semble être déjà assez bien appliquée partout. On devrait voir arriver sur le marché du travail une armée de créatifs !
– Pour la branche qui souhaite se spécialiser dans le commerce, un stage de dealer, dans une grande capitale, donnera une solide base de négociateur et de manager sans peur ni états d’âme.
– Pour ceux qui se destineraient à la politique, il serait bon de suivre des formations spécialisées pour “Apprendre à mentir en regardant droit dans les yeux”, “Faire des promesses que l’on sait que l’on ne tiendra pas”, “Semer la division par des insinuations habiles”.
– Pour ceux qui se destineraient aux carrières juridiques, il faudrait pratiquer plus particulièrement deux sports : le slalom, pour passer entre les lois et l’art martial de la menace en souriant largement.
– Une carrière dans l’administration sera mieux préparée en évitant soigneusement tout contact avec les entreprises privées qui gagnent l’argent qu’ils dépensent:: ils risqueraient d’avoir des remords en travaillant peu pendant 25 heures avec salaire garanti et avantages associes.
– Pour le secteur bancaire, aucune formation ne sera nécessaire à part une sélection parmi les plus frileux en prêts et les plus filous en placements.
– Pour tous ceux que les média audio-visuels intéressent et qui possèdent des QI élevés, il sera préférable de se diriger vers d’autre branches car ils ne sauront pas produire de bons reality shows.
– N’oublions pas d’apprendre le chinois, ce serait dommage de ne pas pouvoir parler avec la première puissance mondiale.

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Le Leadership Training, ça Suffit!

Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess.

Les grandes entreprises évaluent leurs cadres au stéthoscope pour analyser leurs profils à 90°, 180° ou 360° avant de les envoyer à des séminaires apprendre comment devenir “un leader en 5 jours”, se faire botoxer un peu de leadership dans le caractère, appliquer la méthode du docteur PHD, leur faire lire le témoignage d’un grand manager qui a gagné son premier milliard à trente ans. Bref on leur fait manger, boire et respirer du leadership. C’est la sauce ketchup des entreprises, on en met partout et sur tout le monde, car on perpétue l’erreur de nos systèmes d’enseignements.

La généralisation du leadership training m’énerve.
Un leader est une personne qui a la capacité de rassembler et motiver un groupe pour réaliser un projet. Cela implique, à mon sens, au moins deux talents: Vision et charisme.
En fait il y a trois catégories de talents: Ceux qui ne peuvent pas être améliorés, quelle que soit la méthode, comme l’intelligence ou la créativité; Ceux qui sont difficilement améliorables et enfin ceux qui sont facilement éducables, comme par exemple parler en public ou avoir confiance en soi. Les instituts de formation qui vendent des séminaire ou des logiciels pour améliorer le QI de leurs clients sont des imposteurs qui bénéficient du large marché de ceux qui manquent cruellement d’intelligence. Tout comme je ne crois pas qu’une formation puisse améliorer l’intelligence ou la créativité, je ne crois pas que l’on puisse enseigner le leadership. La vision n’est pas donnée à tout le monde et le charisme encore moins.

La valorisation du training au leadership en plus est perverse parce qu’elle dévalorise les autres positions et parce que ceux dont la vraie vocation est d’être de fantastiques seconds seront incités à jouer un rôle qui ne leur convient pas et finiront frustrés.
Comme promouvoir un excellent technicien à une position de manager en le faisant passer aux rayons X du leadership training est contre productif: On perd un technicien hors pair, on frustre ceux qu’il dirige car il lui manque vision, charisme, et les indispensables qualités que doit avoir un leader de notre ère électronique et globale. Je vous renvoie ici au livre de Jeanne C. Meister & Karie Willyerd “The 2020 workplace” que vous trouverez résumé sur ce blog.

Les séminaires de leadership m’énervent aussi parce qu’on y raconte des salades genre “leadership partagé” alors que rien n’est moins partagé que le leadership. Regardez les Bill Gates ou Steve Jobs et dites-moi où ils sont participatifs! Ce sont des despotes éclairés et des micro-managers  et c’est justement pour ça qu’ils sont formidables. Ils inventent et ils imposent.

Herman Hesse n’aimait pas les professeurs car, selon lui, ils invitent à imiter les grands hommes, louant leur courage à contester les valeurs du moment, mais saquent immédiatement tout élève qui fait mine de s’émanciper. Ces professeurs ne sont pour la plupart eux mêmes jamais sortis de l’école et ne comprennent rien au monde extérieur. Ils sont surtout bons à créer des professeurs. Aujourd’hui les grands hommes qu’ils proposent à l’admiration des étudiants comme Bill Gates ou Steve Jobs sont deux fameux “drop out”: Bill a quitté harvard au bout d’un semestre et Steve a quitté  Reed Collège après trois mois.  Au passage je trouve encore plus ridicule les universités qui leur offrent des MBA voir des PHD honorifiques sous prétexte qu’ils sont devenus les grands entrepreneurs que l’on connaît. Oublient elles que ces hommes ont réalisé leurs talents parce qu’ils ont échappé à leurs recettes? C’est de la récupération qui ne trompe personne car le paradoxe est bien là:  On ne forme pas des leaders, on les déforme s’ils ne parviennent pas à s’échapper. Parlons plutôt de manager que de leader car les premiers gèrent l’existant alors que les autres développent l’innovation.

D’ailleurs je trouve incompréhensible l’enseignement. On commence d’abord par faire de la sélection à l’âge où les étudiants ne savent pas ce qu’ils aiment, ensuite on les case dans le programme comme des sardines et roulez! Tous les ministères de l’enseignement que j’ai connu ont toujours décidé tout ce que le pays devait apprendre comme les ministères de l’agriculture ont dit aux paysans ce qu’ils devaient planter. Le résultat c’est les étudiants à la rue et les pommes de terre sur l’autoroute. Pas étonnant que l’on ait des problèmes de circulation du savoir.

La révolution du système éducatif qui est nécessaires doit partir de l’étudiant lui même en recherchant ses talents plutôt qu’en les étouffant. Alors on pourra lui proposer ce qui l’aidera à les réaliser pleinement. Quand va-t-on commencer à comprendre que nous produisons de plus en plus de pommes de terre, pardons je voulais dire de diplômés, qui ne trouvent pas de job et qu’à force de tuer les talents on produit des clones.
Notre intelligence est diverse, chacun a son truc. C’est lui qu’il faut trouver et développer. Si mon nez est excellent, l’apprentissage des langues ne l’amélioreront pas et le monde perdra un parfumeur, si mes oreilles sont excellentes, l’apprentissage des mathématiques ne les aideront pas et le monde perdra un Mozart, si ma coordination est excellente, l’apprentissage de l’histoire ne feront pas de moi une médaille olympique. etc. Au lieu de quoi on administre le programme à tous selon l’âge qui détermine ce que l’on doit apprendre! Et surtout ne vous présentez plus à l’université si vous avez 35 ans. On n’est pas aux états unis!

Et pour conclure, le pire: L’assassinat de la créativité. L’école nous met dans la tête que si l’on se trompe, c’est un zéro écrit en rouge avec un point d’exclamation à faire signer des parents. L’enseignement tel qu’il fonctionne nous inculque la peur de se tromper qui nous empêchera tout au long de notre de vie d’essayer et d’oser. A coté de ça on vous dira que les entreprises aujourd’hui doivent innover pour survivre! Allez comprendre!

Heureusement il y a aujourd’hui un moyen efficace de s’administrer la formation que l’on veut, quand on veut et sur le sujet de son choix. Merci Internet qui nous sauve d’un enseignement périmé .

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Jeu de Go Sur La Comète Terre.

Par Don Carol,

Voila! Maintenant on ne peut plus en douter, l’imprévisibilité des évènements qui se succèdent sur notre monde a pris le pas sur le prévisible.

Certes l’imprévisibilité dans le monde a toujours existé mais les champs d’interactions étaient plus restreints et plus cloisonnés et le temps prenait son temps. L’avenir était  plus facile à appréhender du moins pour ce qui est des domaines où l’homme a une certaine influence. La nouveauté est dans le fait que l’on ne peut  pas plus prévoir les bouleversements politiques, économiques ou sociaux que les séismes géologiques quant à nos experts financiers ils ne sont pas plus exacts dans leurs oracles que nos météorologues. Pour eux aussi la complexité globale a mis le monde hors de portée des prévisions.

Si la faculté de prévoir nous échappe c’est une conséquence de la globalisation laquelle est une conséquence des nouvelles technologies de communications, pour ne citer qu’une cause parmi d’autres. Le globe terrestre est aujourd’hui un grand jeu de dominos et comme on dit banalement, le vol d’un papillon d’un coté de la planète peut provoquer un tsunami de l’autre.  Les progrès scientifiques nous ont permis pendant quelques décennies de réduire l’incertitude mais voilà que le chaos redevient illisible.  On dit qu’un grand joueur d’échec peut prévoir jusqu’à sept coups d’avance alors qu’il y a 400 possibilités de mouvements. En comparaison, le jeu de GO en a 32000 de plus. En somme on est passé du jeu d’échec au jeu de Go.

Le jeu de Go est comme la météo: il y a tant de facteurs que la prévision locale est difficile; Le jeu d’échecs est comme l’économie: on peut prévoir ou plutôt on pouvait prévoir quelques coups d’avance en se basant sur la règle de “Cause à effet”.  La nouveauté c’est la disparition de cette règle car les causes se sont multipliées au point que l’on ne peut plus prédire l’effet.  La globalisation rapproche l’économie de la météorologie en ce sens qu’elle multiplie les causes. Le moindre produit ou service est un assemblage qui résulte du travail de plusieurs pays, la moindre idée impacte un nombre toujours croissant d’individus tous reliés entre eux par les média interactifs.

Pourtant, l’homme a viscéralement besoin de connaitre l’avenir au point qu’il veut encore croire que le monde reste prévisible. Alors il écoute les experts. Mais comme tout le monde tape sur son clavier et s’auto-publie, obligatoirement il y en a toujours un qui avait prévu ce qui vient d’arriver, ce qui entretien l’idée que le monde est prévisible c’est pourquoi il y a encore des experts et des voyantes!

Restent les études prospectives. Une prévision de l’avenir en analysant les signaux faibles du présent à la lumière de l’histoire … Mais l’histoire peut elle encore éclairer les signaux faibles que les fins limiers des cabinets d’études extraient de notre confusion de signaux?  On dit toujours que l’histoire se répète mais ne serait-ce pas par habitude? Car rien ne prouve que l’histoire qui s’est déroulée à une certaine vitesse puisse suivre le même modèle dans notre temps accéléré. Même les calculs de tendances basés sur le passé immédiat, en prolongeant les évènements, deviennent aléatoires. Et une prévision qui aurait pu être exacte, en se propageant  via les réseaux, entraine des réactions instantanées qui modifient le réel et l’objet même de la prévision. La seule chose dont on puisse être certain est le présent, en admettant qu’on le comprenne, mais on ne peut parler de prospective raccourcie à la journée.

L’expression “Faire des plans sur la comète” tire l’absurdité de son sens de l’antagonisme entre la durée théoriquement étendue d’un plan et la durée de vie limitée d’une comète. Notre bonne vieille terre semble être devenue une comète… Et un jeu de go!

Alors, à quoi bon faire des plans? A quoi bon construire solide? A quoi bon préserver l’avenir de la nature? A quoi bon faire des investissements à long terme? A quoi bon attendre de se faire plaisir? Puisque l’on n’est plus sûr de rien. C’est un nouveau mode de vie qui s’est instauré sur la Comète Terre: Réagir plutôt que décider, chacun pour soi et tout de suite. La planification a fait place à l’improvisation, le sens communautaire a subit le big bang de l’individualisme.

Il faut reconnaitre que si l’on regarde une entreprise aujourd’hui, plus de la moitié des problèmes à résoudre durant l’année ne pouvaient en aucun cas être prévus lors de la mise en place du plan annuel. Quant à la vie personnelle c’est la même chose: Comment prévoir les années futures si l’on ne sait pas dans quel état sera la société où l’on vit, l’entreprise où l’on travaille quelle sera la source de nos revenus et les impacts que peuvent avoir ces évènements sur nos familles.

Alors quoi? Que faire face à l’augmentation de l’imprévisibilité? A ce point je vous sens un peu déprimés mais cela ne va pas s’arranger si je vous dis que la question n’aura pas de réponse ici car c’est une question sans réponse, comme il existe des problèmes mathématiques insolubles. C’est une question angoissante de plus qui s’ajoute à la liste de celles qui nous hantent depuis la nuit des temps comme l’inconnu après la mort ou l’infinité de l’univers. Mais on peut tout de même y réfléchir car on ne peut pas vivre en dérivant sur un océan d’incertitudes, il nous faut des ancrages.

Quels sont alors les points solides qui à défaut de visibilité nous assurent une relative sécurité à laquelle s’adosser pour s’occuper de gérer ce que nous envoie non plus le destin mais le hasard? Gérard Mermet, sociologue et philosophe, ajoute à sa signature cette phrase: “L’avenir n’est pas à prévoir il est à inventer”.  Il y aurait donc un début de réponse à la question “Que faire si l’on ne peut prévoir?” … Ce serait Inventer et Créer.

L’homme des cavernes vivait dans une nature hostile et imprévisible. Pour survivre il devait être aux aguets, les sens en alerte, l’adrénaline prête à pulser dans ses veines l’énergie nécessaire à la réaction adaptée. Ce sont les qualités fondamentales de la survivance. Les rats et les cafards qui traversent les millénaires sont des machines parfaitement inventives et adaptables. Que les entrepreneurs me pardonnent la comparaison mais ce sont exactement ces qualités qui leur permettent de s’adapter pour faire passer leur vision en utilisant leurs propres outils perceptifs et les ressources de leur environnement.

Ce n’est que bien plus tard quand les villes ont commencé à apparaitre il y a environ 5000 ans que la seconde condition de l’inventivité est advenue: la multiplication des idées différentes devenue adjacentes. Peut être que ces temps de crise que nous vivons aujourd’hui reconstituent l’hostilité naturelle de l’environnement de nos ancêtres et que la proximité digitale que constituent les réseaux sociaux est la nouvelle forme d’urbanisation qui favorise l’inventivité.

Cette nouvelle nécessité d’adaptation pourrait être le déclencheur d’une toute nouvelle attitude. Une attitude qui commence par cesser de penser que rien ne peut changer, que rien n’est de ma faute, que c’est le travail du saint gouvernement, que c’est à l’autre de commencer; Ou encore cesser de penser à partir de ce que me l’on me dit à la télévision ou ailleurs, que ce qui est imprimé est vrai et que les experts savent mieux que moi. Et paradoxalement aussi cesser de penser que seule ma vision est la bonne, que dieu est de mon coté, que j’ai raison. Pour ouvrir les champs des possibles et envisager le changement comme une norme, l’immobilité comme une exception, ma responsabilité comme une nécessité, l’échec comme une conséquence du risque et condition du succès, le partenariat comme la clef des influences sur le cours des choses, et la condition d’une visibilité accrue.

Car seul le passé est écrit, le reste est l’affaire des entrepreneurs. C’est sur eux surtout qu’il faut compter depuis que la terre est devenue une planète. C’est eux qui doivent être aux commandes et pas seulement dans les PME, dans les gouvernements surtout!

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Les Deux Universités du Bonheur

Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess.
J’ai obtenu un diplôme avec mention de Terroriste Marketing à l’UTP, “Université Toujours Plus”. J’ai été dans les camps d’entraînement où j’ai appris le maniement des études pour cibler les clients au plus près. Oui, je suis aussi passé par ces grand réseaux que sont les multinationales où j’ai pratiqué l’art du marketing pour convaincre nos clients que nos nouveautés feront leur bonheur. J’ai appris à interroger vos rêves pour savoir quoi vous vendre, à quel prix, sous quel forme, par quel canal et aussi comment vous en parler. J’ai travaillé des nuits entières dans la fièvre de la création pour trouver le concept génial qui vous fera acheter notre dernière création, convaincu qu’elle contribuera à votre bonheur. J’ai testé vos réactions derrière des vitres teintées. Je suis même allé stimuler les chercheurs de nos labos pour les motiver à créer des variétés multiples qui porteraient notre sacro sainte Marque, afin que nos clients s’identifient, portent son auréole et diffusent son image à leur semblables pour qu’eux aussi soient gagnés pas le virus et qu’une pandémie couvre le globe dans ses moindres recoins et draine vers la cathédrale de notre headquarter les profits sacrés!Et puis, touché par la Grâce de l’âge, je suis allé suivre les cours de l’école du “Toujours pareil”.

La philosophie enseignée à l’université du “Toujours Plus” postule que le bonheur résulte d’un changement incrémentiel permanent. Une marche en avant, l’oeil fixé sur le futur, une quète permanente de nouveautés comme par exemple un nouveau job ou une augmentation, un nouveau sac à mains ou une paire de chaussures, des vacances plus loin que l’année dernière, un nouveau rendez vous galant etc…bref l’escalade.  Il est vrai que les plaisirs s’émoussent à l’usage, du moins c’est la théorie supportée par tous ceux à qui profite le crime de vous vendre quelque chose dont vous n’avez pas vraiment besoin et qui surpasse ce que vous avez déjà et surtout que votre voisin n’a pas encore! Tout ça parce que “vous le valez bien” et tout de suite, pas demain. D’ailleurs on peut vous faire un prêt à taux zéro, vous n’avez qu’à signez là! Cette théorie du Toujours Plus doit établir en vous la conviction qu’il faut souvent varier les plaisirs pour atteindre au nirvana sur terre.

Dans l’autre université, celle du “Toujours pareil” le principe est différent car il postule que le bonheur est dans la répétition de ce que l’on aime plutôt que dans la recherche de nouveaux plaisirs. Les diplômés de cette école ont appris à se concentrer sur le présent sachant que si hier est passé, demain n’est pas certain et par conséquent, puisque seul aujourd’hui compte, il faut repérer ce qui vous fait plaisir, à vous, vraiment, mais vraiment! et alors le répéter.  Cette université, fréquentée jusqu’à maintenant par des sages, recrute beaucoup en ces temps de crise où les moyens financiers diminuent et conduisent à changer moins souvent.

Il y a une autre raison que la crise qui pousse à changer d’école, c’est l’âge. Ce sont les années qui font que l’on se dit: J’ai plus de passé que d’avenir et mon corps ne m’autorise plus à m’inscrire à tous les marathons. Car au fond nous ne sommes que ce que notre corps nous autorise à être, pas plus. Les gens qui ont de grandes santés sont aussi de grands positifs, toujours de bonne humeur. Inversement les petites santés limitent leurs mouvements même s’ils sont jeunes. Ce n’est pas grave, regardez Frédéric Chopin toujours  souffreteux, est ce qu’il aurait pu composer d’aussi tristes et beaux préludes s’il avait eu une insolente vitalité?

Revenons à nos moutons: les deux universités. Je sais que “l’expérience est une lanterne qui n’éclaire que celui qui la porte”, mais tout de même cela vaudrait la peine de s’interroger sur cette autre perspective car la course au toujours plus n’atteint pas vraiment l’effet attendu. Un grand professeur de Psychologie à l’université de Harvard, Daniel Gilbert, pense que l’on surestime l’impact du futur pour réaliser notre bonheur alors que notre passé contient des éléments qui y contribueraient davantage si on les répétait tout simplement. L’école du “Toujours pareil” est certes moins sexy mais il y a dans les plaisirs simples et quotidiens quelque choses qui part de soi-même, qui réponds à ses propres valeurs et les honore. Tout à l’opposé des  plaisirs qui nous sont décris par nos média et qui répondent aux valeurs de ceux qui les vendent. Ce n’est pas facile de résister à la pression. Mais cela vaut la peine de commencer à vivre pour soi et non pas en suivant la définition de notre bonheur telle que d’autres la conçoivent.

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Ah! Les Compliments…

Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess.
En hommage à Linda Grinner.

Il fut un temps où les bébé étaient nourris à la blédine, sorte d’épaisse bouillie de céréales sucrée. C’était aussi le temps où l’on ne faisait pas de compliments aux enfants. Les choses ont bien changées depuis. Dès leur plus tendre enfance, nos chers petits sont loués à chaque instant, des cris de joie accueillent leurs premiers pas, on encadre sur le frigo leurs gribouillons pleins de tâches, bref nos chers petits sont nourris aux amphétamines complimenteuses et ne croyez pas que leur démarche de bébé balancée avec bras et jambes écartés soit causée par l’épaisseur de leurs couches culottes, non, ils se pavanent de fierté!

Leur papa, en revanche (celui qui a tété de la blédine sans recevoir de compliments), ne se souviens pas d’avoir reçu de louanges, ni de ses parents, ni de ses professeurs. Pire, on lui a inculqué la méfiance du compliment avec des fables comme celle du corbeau et du renard, ce vil flatteur qui vivait aux dépens d’un stupide corbeau qui y perdit son fromage… Alors vous comprenez bien que les compliments, Papa s’en méfie. Même mérités, ils le mettent mal à l’aise. Selon le cas il sera sur ses gardes pour protéger il ne sait quel fromage ou dansera d’un pied sur l’autre en refusant les bonnes paroles, gêné de ces mots doux qu’il ne peut supporter tant il y est peu habitué.

Et bien entendu, à son tour, il ne fera  pas de compliments ni à sa femme, ni à ses enfants ni à ses collègues ou employés, bref à personne, de peur d’être un flagorneur intéressé endossant la peau du renard rusé; on croit voir le Malin représenté par les pinceaux catholiques sur les fresques de nos églises. Hou la la, c’est très chargé tout çà!

Voici donc deux systèmes d’éducation successifs et opposés, l’ancien refuse le compliment au nom de ce qu’un peu de frustration est bon pour le caractère, le nouveau en fait un outil éducatif central, partant du principe que l’encouragement donne un élan vers l’avant. Difficile de se prononcer car si l’on ne veut pas être vu comme le renard habile et intéressé, on veut encore moins être pris pour un stupide corbeau qui se fait plumer parce que la vanité est son point faible.

Cependant il y a d’autre perspectives: Un compliment peut être sincère, ou bien il peut être intéressé comme celui du renard et également il peut être à la fois sincère et intéressé.

Le compliment sincère est un cadeau. Celui qui le présente n’est plus le renard de la fable, il n’attends rien. Il a choisi son compliment, il a sélectionné les mots pour le former en mettant beaucoup de lui-même dans ce choix. Il a attendu le bon moment pour l’offrir et enfin, anxieux de savoir si toute cette préparation fera plaisir, il l’offre, les deux mains en avant comme lorsque l’on tend une boite bien enrubannée. Et vous qui le recevez, que faites vous? Vous grommelez une espèce de refus comme quoi “Non, Non… ce compliment est inadéquat et plus propice à un autre qu’à vous-même”. En somme, vous dites à celui qui vous fait un cadeau qu’il a mal choisi, rien compris à qui vous étiez, perdu son temps et déplu! Qu’il le rapporte au magasin, se fasse rembourser et surtout qu’il ne recommence pas! Bien joué, il n’est pas prêt de revenir car en quelque sortes vous l’avez insulté.

Mais alors que faire lorsque l’on reçoit un compliment?
Tout simplement dire: “Merci”! Car c’est un cadeau. Il faut prendre le paquet, apprécier le choix, reconnaître la démarche et, pourquoi pas, se réjouir du cadeau?

Passons du coté du renard. On sait qu’il est intéressé et qu’il flatte pour déposséder le corbeau de son fromage, mais il est surtout stupide: Au lieu de complimenter le corbeau sur son plumage, il aurait mieux fait de le complimenter sur son habileté à trouver ce fromage magnifique et, en reconnaissant ce talent, l’inciter à partager avec lui non pas un seul mais peut être un fromage chaque jour! Au lieu de quoi il s’en est fait un ennemi méfiant qui ne s’y laissera plus prendre. Ça c’est un mauvais leader, un court-termiste et un tartare qui brûle les champs. Car tout de même, trouver un fromage c’est un grand talent. Et justement les talents ne sont pas souvent reconnus car personne ne fait de compliments. C’est donc être un stupide renard que de se  mettre à dos un corbeau aussi habile pour un seul fromage! A l’inverse, reconnaître par un compliment une qualité, un art ou un talent, c’est inciter à faire encore et encore plus. Je crois que l’on appelle cela un bon leadership que d’être à la fois sincère et intéressé car tout le monde y gagne.

Et du cote du corbeau qu’y a t il de mal à servir un renard intelligent qui reconnaît les talents, les loue et incite à les développer ?  Il est peut être temps d’arrêter de penser que nous sommes tous des chefs, des leaders et des génies. Même si nos mères ont ajouté de la Vitamine Chef dans nos blédines. On est plus souvent bâti pour aider un renard que renard soi-même et l’on fait toujours mieux quand on est bien dans sa peau que mal dans celle d’un autre.

Et que dire de ceux qui ne veulent pas faire de compliments de peur de paraître inférieur à ceux qu’ils louent? Ou de peur de stopper l’action  que l’on complimente. Ceux là se trompent complètement. Complimenter intelligemment c’est reconnaître les valeurs de l’autre. Ce n’est pas se diminuer, bien au contraire c’est faire preuve de discernement et l’autre y verra votre grandeur. Quant à ralentir un effort en le complimentant c’est encore le contraire car à l’inverse on le stimule.

Alors pourquoi ne pas devenir généreux de compliments? Les compliments sincères ne coûtent rien, ils font plaisir, ils mettent de l’huile dans les rouages et, comme des cadeaux, ils font plaisir aussi à ceux qui les donnent. Les compliments habitudes, ceux qui sont dits sans y penser, par habitude ou par éducation, ne font pas grand plaisir à donner ou à recevoir mais ils sont aussi une huile dans les rouages du quotidien des relations . Les compliments intéressés et non sincères, reviennent à prendre les gens pour des imbéciles, ça marche un fois comme pour le corbeau et après fini. Et enfin les compliments sincères et néanmoins  intéressés sont à réhabiliter officiellement car les renards qui les donnent sont plus intelligents que dans les fables et ceux qui reçoivent leurs louanges peuvent savourer le plaisir d’être reconnu pour leur talents.

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Éloge de la curiosité.

Par Don Carol, Partenaire de BusinessLifeSuccess .

Le summum de l’impolitesse aujourd’hui c’est d’aller à un rendez vous sans avoir “Googlé” son contact au préalable! C’est non seulement impoli mais c’est stupide d’ignorer ce qui est imprimé en couleurs sur le net. C’est même de la pédanterie que de croire que l’on peut se passer d’être curieux, comme si on savait tout. Rien d’étonnant à ce qu’il y ait tant d’échecs dans les relations sociales, professionnelles ou personnelles. Combien de négociations ont achoppées pour une question d’ignorance culturelle? Combien de rendez vous amoureux sont ratés car on a longuement raconté son Moi-Moi sans poser une seule question à l’autre? Combien de lancement de produits sont des flops car on a privilégié “sa bonne idée” plutôt que d’interroger le client? etc

C’est encore et toujours une question de perspective. Il est banal de dire que personne ne voit les choses de la même façon, mais alors pourquoi ne cherche t-on pas à savoir davantage ce que pensent les autres?

Si la curiosité est une fonction innée, comme l’intelligence ou la créativité, la non-curiosité pour sa part est une affaire d’éducation. Enfant nous étions naturellement curieux mais malheureusement nos parents ont commencé à nous dire: “Mais tu es bien curieux!” ou bien “c’est un vilain défaut”. Plus tard certains professeurs ont bridé cette curiosité en imposant de demander la permission de poser des questions. Et enfin si la question n’était pas pertinente alors on s’exposait aux quolibets.
En fait la curiosité est peut être intacte mais l’outil de la curiosité, c’est à dire le questionnement, est atrophié.

Le questionnement est un Art, il devrait y avoir un musée de la question. A l’entrée il y aurait la salle des “questions fermées” auxquelles on ne peut répondre que par oui ou non; la salle des “questions à choix multiples” avec des questionnaires administratifs joliment encadrés aux murs; la salle des “questions ouvertes”, genre “Que pensez vous de…?” ou “A votre avis…?”; la salle des “questions perforantes” avec les perceuses Black et Decker comme sponsor; la salle des “questions style louis XV”, bien tournées, qui vont chercher derrière l’émotion et qui creusent profond, la plus belle. Il y aurait aussi des petites salles de travaux pratiques pour apprendre à reformuler avec des casques à écho ou pour apprendre à relancer comme au tennis etc.

Alors comment ré-apprendre à questionner? Soi même ou les autres? Comment re-développer cet outil que l’on a tendance à ne sortir de la boite que lorsqu’un échec nous laisse curieux de l’erreur commise?

Un grand professionnel de television WBTV 3 News, le journaliste Paul Cameron, prépare ses interviews avec l’objectif de faire découvrir une personne à son public. C’est donc une affaire d’objectifs de réponses qui le motive à être curieux.
Il fait donc son “homework” avant la rencontre, c’est à dire qu’il se demande ce que son public sait et note surtout ce qu’il ne sait pas.
Puis il dessine les questions en fonction des réponses recherchées. En se fixant des objectifs d’informations à obtenir, il crée le questionnaire.

Mais ce n’est pas le plus important.
Quand Paul Cameron interview, il tourne le bouton de son écoute au maximum pour détecter toute vibration, incohérence, léger signe dans le visage et il creuse le point afin de dégager comme il dit des “pépites d’information”. Il s’oublie totalement dans l’écoute et la question suivante vient de la réponse précédente, il creuse toujours plus loin.

Le mode “écoute totale” est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser car souvent en croyant écouter, on pense à soi même. Chaque sujet évoqué par l’interlocuteur déclenche en soi-même un souvenir que l’on a vécu et alors on est tenté de dire “Moi aussi il m’est arrive la même chose, bla bla”. Au total on n’écoute pas, on sélectionne ce qui résonne dans sa propre mémoire et la pensée s’échappe de la conversation.

Essayez pour vos prochains rendez-vous: listez tout ce que vous voulez savoir, préparez les question correspondantes, posez les et écoutez en vous oubliant puis creusez et creusez encore.
Et n’oubliez pas que questionner c’est faire un hommage. La curiosité est un grand compliment, l’indifférence, son contraire, est la pire des agressions même si elle est douce. Il est temps de penser que la curiosité est le fondement de la compréhension, la suite du doute scientifique, le pilier de la négociation, l’outil de la collaboration et de l’entente.

C’est un début, car le sujet est vaste. Vous avez des suggestions?

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L’amour n’est pas aveugle, il est borgne.

Par Don Carol, partenaire de BusinessLifeSuccess.

Un prêtre, appelé au chevet d’une femme âgée, malade et mourante fut accueilli par sa fille en pleurs: “Je vous en prie, parlez à ma mère, je ne sais plus quoi faire”. Ayant passé quelques instants dans la chambre, le prêtre demande à la jeune femme sanglotante de sortir avec lui. Une fois dehors il lui donna ce conseil: “Rentrez dans la chambre et dites à votre mère que vous lui donnez la permission de mourir. Regardez la, elle veut mourir. Épuisée elle se sait au bout de sa vie et vous ajoutez à sa souffrance la douleur de vous voir en peine. Elle ne peut pas partir tant que votre tristesse lui montre combien vous serez désemparée sans elle. En tant que mère, elle ne peut pas vous abandonner ainsi. Alors elle lutte et s’épuise davantage sans pouvoir changer le cours des choses.

Toute à sa peine cette jeune femme ne pouvais pas voir la situation sous un autre angle que le sien. Son amour et sa douleur ne lui permettait pas de comprendre sa mère. L’intervention de ce coach, pardon, de ce prêtre, lui a permit de remercier sa mère de tout ce qu’elle lui a apporté, de l’assurer de sa capacité à voler de ses propres ailes et de lui donner sa permission de mourir.
Une heure plus tard la vieille dame s’est éteinte avec un sourire apaisé.

C’est toujours une question de perspective: Si l’amour est aveugle à l’autre, il est seulement borgne à soi même.

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MonoActifs et PoliActifs

By Don Carol Partner at BusinessLifeSuccess.

Lorsqu’un homme décide de prendre sa retraite, il provoque parfois quelques réactions autour de lui. Les copains lui disent: “Quoi? tu t’arrêtes de travailler! Mais que vas tu faire? Tu n’as jamais aimé la pêche à la ligne que l’on sache!”. Les copines disent à sa femme: ” Dis donc, ça va être pénible pour toi un homme qui tourne en rond à la maison”.

Cet homme n’est pas de ceux qui attendaient ce moment avec des plans mûrement préparés pour faire de cette situation un début et non une fin; L’homme dont parle cet article souffre profondément de cette transition. D’abord il se sent nu: plus de cravate sur lui ni de titre sur ses cartes de visite; Il se sent déconnecté: plus de lien avec ses collègues de travail restés dans la vie “active”; Enfin il se sent inutile, car personne ne lui demande plus rien. Il est face à lui même, cet inconnu qu’il va falloir découvrir, cet homme dont il ne s’est pas beaucoup occupé durant ces quarante années, tout tourné qu’il était vers sa carrière, cet homme qui ne sait pas ce qu’il aime en dehors de travailler.
Bref notre homme est dans une transition du genre “Qui suis-je et que faire?”  Il erre à la recherche d’une activité de remplacement, du nouveau truc qui va l’occuper 8 heures par jour. Mais c’est une erreur car remplacer son travail par une seule chose, c’est un autre travail. On retarde mais on ne règle rien.

Avez vous remarqué que les femmes ne semblent pas avoir cette difficulté de transition?
Alors pourquoi font-elles plus facilement le passage?.
Probablement parce que les hommes sont plutôt mono-actifs, leur job rempli toute leur vie, alors que les femmes, même si elles travaillent à plein temps, sont davantage poli-actives (Job, enfants, écoles, maison, loisirs de la famille, loisir personnel etc). L’homme est plutôt obsessionnel, la femme est plus diversifiée. Les femmes passent d’une activité à l’autre et “s’apprennent” à elles même ce qu’elles aiment; les hommes, l’oeil fixé sur l’objectif, se posent moins de questions et se connaissent mal. Et quand arrive le moment ou l’on doit passer de mono-actif à inactif on cherche naturellement la nouvelle mono-activité qui remplacera l’ancienne, alors que justement la solution c’est la poli-activité.

Alors comment faire cette transition? Comment occuper son futur ? Comment trouver ces activités multiples?

La solution sera de prendre sa pelle pour creuser ses souvenirs afin de trouver spécifiquement tous les moments ou l’on aura ressenti un grand sentiment de joie du genre de ceux qui font accélérer la respiration. C’est là, dans ces émotions ranimées, que nous découvrirons nos goûts. Ils ont été ensevelis sous les couches sédimentées des exigences de nos professeurs, des parents, des patrons, des conjoins, de la famille et de la vie. C’est sous cette couche, qui peut être épaisse, que se trouvent nos vraies fondations. Il y a dans chacun de ces souvenirs intenses une vibration synchrone avec ses vrais goûts. C’est là que l’on trouvera les activités à mettre au programme de sa nouvelle vie. Alors, allez y, creusez! Déterrez vos goûts ensevelis, extrayez en des activités et ne partez pas “à la retraite”, partez “en liberté”. Ainsi vous passerez de l’état Mono-Actif à l’état Poli-Actif sans passer par la case Inactif.
Et si vous avez du mal, demandez à un coach, j’en connais un pas mal.

 

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Dinosaures et Tweetosaures

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Vous avez un mauvais patron, et alors? Formez le!

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Le Monde du travail en 2020

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Par DonCarol, partenaire BusinessLifeSuccess. Pendant mes 20 années dans des multinationales et mes 20 années dans ma PME, j’ai remarqué que le courage, une vertu supposée être masculine, est devenue une caractéristique féminine. Dans le travail, les femmes ont moins … Continue reading

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Pourquoi donne t-on des promotions à ceux qui ne le méritent pas ?

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