By Don Carol Partner at BusinessLifeSuccess.
Lorsqu’un homme décide de prendre sa retraite, il provoque parfois quelques réactions autour de lui. Les copains lui disent: “Quoi? tu t’arrêtes de travailler! Mais que vas tu faire? Tu n’as jamais aimé la pêche à la ligne que l’on sache!”. Les copines disent à sa femme: ” Dis donc, ça va être pénible pour toi un homme qui tourne en rond à la maison”.
Cet homme n’est pas de ceux qui attendaient ce moment avec des plans mûrement préparés pour faire de cette situation un début et non une fin; L’homme dont parle cet article souffre profondément de cette transition. D’abord il se sent nu: plus de cravate sur lui ni de titre sur ses cartes de visite; Il se sent déconnecté: plus de lien avec ses collègues de travail restés dans la vie “active”; Enfin il se sent inutile, car personne ne lui demande plus rien. Il est face à lui même, cet inconnu qu’il va falloir découvrir, cet homme dont il ne s’est pas beaucoup occupé durant ces quarante années, tout tourné qu’il était vers sa carrière, cet homme qui ne sait pas ce qu’il aime en dehors de travailler.
Bref notre homme est dans une transition du genre “Qui suis-je et que faire?” Il erre à la recherche d’une activité de remplacement, du nouveau truc qui va l’occuper 8 heures par jour. Mais c’est une erreur car remplacer son travail par une seule chose, c’est un autre travail. On retarde mais on ne règle rien.
Avez vous remarqué que les femmes ne semblent pas avoir cette difficulté de transition?
Alors pourquoi font-elles plus facilement le passage?.
Probablement parce que les hommes sont plutôt mono-actifs, leur job rempli toute leur vie, alors que les femmes, même si elles travaillent à plein temps, sont davantage poli-actives (Job, enfants, écoles, maison, loisirs de la famille, loisir personnel etc). L’homme est plutôt obsessionnel, la femme est plus diversifiée. Les femmes passent d’une activité à l’autre et “s’apprennent” à elles même ce qu’elles aiment; les hommes, l’oeil fixé sur l’objectif, se posent moins de questions et se connaissent mal. Et quand arrive le moment ou l’on doit passer de mono-actif à inactif on cherche naturellement la nouvelle mono-activité qui remplacera l’ancienne, alors que justement la solution c’est la poli-activité.
Alors comment faire cette transition? Comment occuper son futur ? Comment trouver ces activités multiples?
La solution sera de prendre sa pelle pour creuser ses souvenirs afin de trouver spécifiquement tous les moments ou l’on aura ressenti un grand sentiment de joie du genre de ceux qui font accélérer la respiration. C’est là, dans ces émotions ranimées, que nous découvrirons nos goûts. Ils ont été ensevelis sous les couches sédimentées des exigences de nos professeurs, des parents, des patrons, des conjoins, de la famille et de la vie. C’est sous cette couche, qui peut être épaisse, que se trouvent nos vraies fondations. Il y a dans chacun de ces souvenirs intenses une vibration synchrone avec ses vrais goûts. C’est là que l’on trouvera les activités à mettre au programme de sa nouvelle vie. Alors, allez y, creusez! Déterrez vos goûts ensevelis, extrayez en des activités et ne partez pas “à la retraite”, partez “en liberté”. Ainsi vous passerez de l’état Mono-Actif à l’état Poli-Actif sans passer par la case Inactif.
Et si vous avez du mal, demandez à un coach, j’en connais un pas mal.
Finalement la femme vient bien de Venus et l’homme de Mars. A moins que ce ne soit l’inverse. Mais dans tous les cas, il ne faut jamais arrêter de creuser…
Les vraies fondations se trouvent au plus profond de nous, basés sur nos goûts, nos désirs, nos rêves, nos croyances, dans l’authenticité des relations que nous entretenons avec les autres, pas dans un poste bien placé dans une entreprise ou un titre pompeux.
Il n’y a pas de différence, à mon avis, entre homme ou femme, face à un passage important de sa vie : la phrase de transition.
Heureux est celui qui a trouvé l’harmonie en lui même, et apprécié par les autres tel qu’il est, “nu”, sans titre sur ses cartes de visite, sans costumes cravates. Il s’occupe pleinement avec de multiples activités qui l’intéressent et il peut même vivre des passions qu’il n’avait pas le temps de vivre avant …
XT.
Et s’il ne s’agissait pas d’une transition “sèche”, mais d’un biseau anticipé ?
Moi – outre que je suis une femme très poly-active – j’ai choisi une autre option : prendre un peu de retraite chaque année pour ne pas courir le risque d’en être totalement privée. Au-delà de la “formule”, cela m’oblige à faire une vraie rupture de rythme, de préoccupations, de mode de vie. Partir en voyage, passer une semaine à marcher dans la montagne ou dans le désert, faire pendant 1 ou 2 semaines ce que je ferais si j’étais à la retraite. Et de plus en plus longtemps…
Mais il est vrai que j’ai toujours gardé très vivants les moments où j’ai ressenti un grand sentiment de joie. Je n’ai donc pas à creuser !